Un poids, deux mesures.

Un poids, deux mesures.
...

Je m'inquiète.
P
arce que j'ouvre les yeux sur moi même et que ça n'est pas joli-joli à regarder.
La claque, ç
a a été cette semaine, après qu'un type de l'âge de mes parents se soit accroché à moi, à mes os pour être plus juste, en me disant que vu mon état, il fallait que je mange, et autre chose qu'un yoghourt. Ce qu'il ne savait pas, c'est que je venais de manger un menu complet et que ce qu'il voyait n'était que mon dessert. Ce qu'il ne savait pas non plus c'est qu'il me ferait assez mal pour que la colère me pousse à lui renverser le contenu du dessert sur ses belles fringues lisses de monsieur un peu trop gros à mes yeux.
C'était ça, ou pleurer. Et pleurer, je n'en avais pas la force. Pas au dans un fast food, pas -encore une fois- devant mon amoureux. Pas cette fois.
Je suis
remontée le coeur battant avec une envie : me peser, me prouver que ce type est un idiot et que rien n'est pire qu'avant.
J
e lui raconte, il me sourit gentiment, m'assure qu'effectivement, ce type n'est qu'un idiot. Mais.. Je vois dans ses yeux que lui aussi me trouve plus maigre qu'avant. Il ne m'en parle pas, il attendra que ça vienne de moi. Comme toujours, comme pour tout, et j'en suis soulagée.

En rentrant,
ma mère me demande si j'ai encore perdu du poids. "non,non,non"..

Je monte,
et me décide à me peser.
46 Kilos. Effectivement, je n'ai jamais pesé si peu. Pour 1m66. Sûr que c'est trop peu. Sûr que ça va devenir dangereux si ça s'aggrave.
Mais ce
qui me fait le plus mal, c'est mon apparence. Mes os, mes os qui sont partout. Les autres ont des formes, moi j'ai des creux. Dès qu'il effleure mes côtes, je me sens mal ces temps-ci. Ca passera, c'est toujours par périodes.
Ce qui
m'inquiète c'est que je n'ai rien changé à mes habitudes alimentaires.
J'ai d
es petits troubles alimentaires depuis longtemps. Des troubles alimentaires tout court, en tout cas, c'est ce que mon psy me disait. Que ça ne servait à rien de minimiser.
J'ai des phobi
es alimentaires. La peur de m'étrangler en avalant quelque chose de "dur" (d'où l'absence totale de viande rouge dans mon alimentation depuis bientôt 6 ans.), la peur de vomir ( je vérifie les dates, toutes les dates. Je ne mange rien si je n'ai pas la conviction que ça a été conservé correctement.)
Et encore
quelques autres joyeusetés. Je ne suis pas anorexique, je ne l'ai jamais été, et j'espère que je ne le deviendrai jamais. Je sais qu'il y à quelques années, je suis passée tout près. Je ne mangeais plus le midi, et très peu chez moi. Je mangeai parce qu'on me surveillait. Puis, j'ai réappris à manger. Plus lentement, avec de l'eau en face de moi, en plus petites quantités, mais j'ai réappris à manger suffisamment.

Sauf que depui
s des années aux visites médicales on me demande si j'ai des problèmes familiaux. Si je mange correctement. Si je suis malheureuse.
Sauf que
depuis des années, certains se moquent de mes os. Je réponds parfois, parfois pas. J'ai nourri pendant un temps une véritable haine des "gros." Ca me faisait du bien. J'ai grandi, ça m'est passé. Ils n'ont pas plus de chance que moi, c'est tout.
Je donnerais tout pour que mes os ne saillent plus.
Parce que
sincèrement, je me trouve jolie. Même si certains jours, mon reflet me donne envie de me recoucher, la plupart du temps, je suis satisfaite. J'ai des seins, ils ne sont pas énormes, mais j'en ai. Je n'ai pas peur des décolletés, des mini-jupes. J'aime les jeux de l'amour, et me montrer. Mais parfois, mes os ont le pouvoir de m'enlever toute confiance et de me faire pleurer. De me déprimer. De me faire mal.
Et ça, je supporte de moins en moins.

Je sais qu'il
faut que je grossisse. Je sais que ça ne sera pas facile.
J'en
ai besoin. Mais j'ai peur de ne pas en avoir envie, pas tout le temps du moins.
La dérive n'est pas loin, parce que l'image que j'ai de moi n'est pas juste, pas objective.
Et si avec q
uelques kilos de plus, je me sentais trop grosse ?
J'ai peur d
es tours que mon esprit pourrait bien me jouer.

# Postato domenica 09 dicembre 2007 06:00

Modificato venerdì 11 gennaio 2008 05:32

J'ai comme une envie de toi, rhabille toi, où je recommence, là, tout de suite.

J'ai comme une envie de toi, rhabille toi, où je recommence, là, tout de suite.

...
..
.

Sa voix me chatouille l'oreille, il a envie de moi, il me le dit, me le répète et c'est doux à entendre, c'est la fièvre qui monte. Il me dit, je dois m'en aller. Je suis en retard, il faut partir. Mais sa main s'égare entre mes cuisses, et remonte. Je n'y peux rien, c'est plus fort que moi, je le veux, directement. Je ferme les yeux, je laisse la chaleur m'innonder le ventre, et je sens ses doigts entrer doucement. Je suis trempée, ça me fait sourire. Il est tellement plus fort que moi, que toutes les barrières que je tente de m'inventer. Je m'abandonne, et ce salaud m'embrasse et me dit : "on se rhabille." Je ris, je suis frustrée, j'ai envie, tellement.
Il est tard, il est en retard, on arrivera jamais. Mais ce feu dans mon ventre ... Mais cette lumière dans ses yeux.
Je me lève, attrappe ma jupe. Pas le temps de l'enfiler, qu'il me l'arrache. Il a trop envie, tant pis si le temps passe, et tant pis s'il devrait déjà être là bas. Il veut juste être en moi, je veux juste sentir qu'il entre au fond de moi.
Et on se fait l'amour, et c'est rapide, trop je dirais, en temps normal, mais là, si ça avait duré plus longtemps, je serais devenue folle. Le tout n'aura pas duré plus de 5 minutes, et je n'en peux plus. Il me rend complètement folle. Ses mains sur moi, je m'ouvre, lui en moi, je jouis. Pas plus compliqué que ça, j'aime cette évidence dans ce monde de fou. Et plus que tout, j'aime qu'il me fasse l'amour. Parce que dans ces moments là, à part nous deux, rien d'autre n'existe.
Son souffle dans ma nuque, son corps lourd le long de mon dos, il m'embrasse doucement.
" Tu es à moi." Et je repète oui, oui, je ne suis qu'à toi, tu n'aimes que moi, c'était si fort, si bon, je veux rester là, ton corps, tes lèvres, tes je t'aime, notre bulle. On est en sécurité, et le monde peut bien crever.

# Postato sabato 01 dicembre 2007 11:02

Modificato sabato 29 marzo 2008 08:50

N'oublie jamais.

N'oublie jamais.
....


Je ferme les yeux, et me reviennent les images de la veille.
Elles
s'insinuent dans mes pensées, malgré moi.
Je tente en vain de me consacrer au cours, à l'une où l'autre discussion, mais non..
J'y r
epense.
L'envie d'écrire me tiraille, la seule chose qui me retienne, ce sont les yeux de ma voisine de classe qui risquent de se poser sur mes mots. Alors, je me contiens, encore un peu.

Sa peau contre la mienne. Son souffle sur mes lèvres. Ses lèvres qui m'embrassent, me cherchent, me caressent. Et son regard qui ne me lâche pas pendant qu'il achève de me rendre folle.
Ma respiration s'accèlère, un peu. L'envie me chatouille le ventre, les cuisses, les yeux, et là plus bas.
Sa langue me fait perdre le contrôle.
Je f
erme les yeux, les ouvre seulement pour l'observer. Et le trouver encore plus beau, comme ça.
Il rev
ient, m'embrasse doucement. Je le voudrais en moi, tout de suite. Et en même temps, le garder là, comme ça, continuer ce moment des heures, ne pas s'arrêter.
Je le s
erre, une larme qui roule sur ma joue. C'est plus fort que moi. Comme la première fois.. Ce que je ressens me dépasse. Il me regarde, passe sa main dans mes cheveux, pose ses lèvres dans mon cou.

-
Je t'aime -

Le
monde pourrait bien s'écrouler.

Mes mains se promènent sur son corps, je le connais par coeur, mais je pourrais y passer la nuit, je veux son odeur partout sur moi.

Et on
fait l'amour.
Do
ucement, tout doucement.
Je
sens les larmes qui reviennent. Et je m'en veux presque. C'est du bonheur à l'état pur qui me coule sur le visage, mais j'ai peur qu'il s'imagine autre chose. Je pleure si souvent déjà.
Et ses je t'aime dans mes oreilles. Ses yeux dans les miens. Ses mains sur mon visage. Sa bouche qu'il pose sur mes lèvres. Sa langue qui me chatouille. Et son regard amoureux. J'ose le penser, et lui dire. Il a le regard amoureux, et ça me rend dingue. Son envie que ça dure le plus longtemps possible ..
Presqu
e immobiles, je sens son coeur battre contre le mien. Je ferme les yeux. Savoure.


Je ne suis qu'à lui.
Il
n'est qu'à moi.
E
t si ça pouvait durer ..
Encore, encore, encore, encore, encore ..

# Postato martedì 27 novembre 2007 11:02

Modificato venerdì 11 gennaio 2008 05:32

Sois belle, [baise] et consomme.

Sois belle,  et consomme.
...

Parfois, je me demande si tout tourne si rond chez moi.
J'
ai des obsessions.
Ma d
ernière en date, c'était les chaussures. Elle s'est calmée après que j'ai ache plus de 5 paires sur le mois.
Heur
eusement, dans ma ville ont fleuri cette année un tas de petites boutiques ou rien ne dépasse les 20 euros. Sinon, j'aurais peut-être été contrainte àvaliser une boutique, flingue en plastique à la main, en larmes, suppliant : "cette paire de ballerines, en 39, plus vite que ça!"
Ca m'a pris comme ça.
Une envie irrépressible. Réfléchir pendant des heures au modèle exact, et dans quelle couleur, pour aller avec quelle tenue ? Oh mais, et cette jupe, je pourrais l'assortir avec du brun. Oui, mais mes bottes sont un peu larges. Et voilà une raison suffisante (à mes yeux, à 4heures du matin pendant l'une de mes insomnies) de racheter une énième paire de bottes.
J
e me faisais peur, à force.

Puis, il y à eu les sacs à mains.
Ah,
les sacs à main.
Je l
es aime, je les adore, ils sont tous si beaux, ils me crient "achète moi" depuis leurs présentoirs.
J'
ai depuis un peu plus de six mois un sac en cuir, brun, mon premier sac en cuir en fait, qui me suit partout.
Mais à coté de ça, j'en ai ..
Des
petits, des grands, (et des trop petits, ainsi que des trops grands.), des moyens, des en toile, en cuir synthétique, en velour, des sacs de cours, des sacs de voyages, unis, à pois, à fleur.
Tout est prétexte à continuer ma collection.
Une se
ule chose me freine : je n'ai plus de place pour ajouter ne serait-ce qu'une pochette dans le coffre qui leur est réservé. Et pourtant il est grand. Je dirais un mètre de long pour 60 cm de large.
Oui,oui
, tout ça est rempli de sac. Du sol au plafond. Et pire, j'en veux encore ...

M
ais évidemment, ça n'est pas tout.
S
i je n'avais que deux névroses, ça irait. Je gèrerais, et mon porte feuille ne serait peut-etre pas continuellement vide.
J'a
i une autre addiction : les vêtements.
Je le
s adore, j'en ai des tonnes, j'en change tout le temps, et pourtant, je vous assure : je n'ai absolument rien à me mettre.
Ce n'est pas ma faute si après trois mois, ça ne me plaît plus. Ou s'il faut absolument accorder un pull à mes chaussures, quand ça n'est pas à mes boucles d'oreilles. (ça, j'ai eu une crise au mois de Janvier, depuis, je n'ai plus rien acheté. On applaudit. Merci.)


C
a me désespère, vraiment.
Le
pire, c'est que je ne me considère pas comme quelqu'un de matérialiste.
J
'aime les jolies choses, et en changer souvent.
Mai
s..
Aus
si pitoyable que ça paraisse, je pense que je vais ça pour aller bien.
En
fin, aller mieux.
Quan
d j'ai un coup de mou, j'achète.
Qua
nd je me sens seule, j'achète. (ou je mange des chips, mais je n'en ai pas toujours sous la main.)
Qua
nd je me sens laide, j'achète. (et je pleure quand même dans la cabine.)
J
e me soigne aux jolies choses.

Et a
u fond, je n'aime pas ça.


Ma
dernière "folie" du moment : apprendre à me servir de mes mains pour rendre un peu plus uniques (et de prérence, pas plus moche..) mes fringues, chaussures, sacs.
J
usqu'à présent, cette folie me coûte un peu moins cher que les autres.
C'
est un mieux ?


Ce q
ui me rassure, c'est qu'à ces addictions de tout ce qui contribue à l'industrie du paraître, je claque des fortunes en livres.
Je
lis une heure chaque soir, minimum.
C
e qui m'amène, en moyenne, à trois romans par semaine. Et m'oblige donc à trouver trois romans par semaine. Et comme j'ai la sale manie de vouloir que mon jouet soit "à moi", je ne loue que rarement en bibliothèque (pour ma défense, il n'y a jamais les dernières nouveautés !), et donc, 6 euros par ci, 6 euros par là.. Et je lis, je dévore, ..



N
'empêche,
Ca do
it être bien, quand même, de se suffire à soi même.

# Postato domenica 25 novembre 2007 10:48

Modificato venerdì 11 gennaio 2008 05:33

Je tourne en rond.

Je tourne en rond.
J'vais mieux.
Ca fait du bien.

Nuit en amoureux, petit déjeuner au lit, et il me manque déjà.

(l)


J'reviens vite écrire.

# Postato mercoledì 21 novembre 2007 10:48

Modificato venerdì 11 gennaio 2008 05:33