J'ai comme une envie de toi, rhabille toi, où je recommence, là, tout de suite.

J'ai comme une envie de toi, rhabille toi, où je recommence, là, tout de suite.

...
..
.

Sa voix me chatouille l'oreille, il a envie de moi, il me le dit, me le répète et c'est doux à entendre, c'est la fièvre qui monte. Il me dit, je dois m'en aller. Je suis en retard, il faut partir. Mais sa main s'égare entre mes cuisses, et remonte. Je n'y peux rien, c'est plus fort que moi, je le veux, directement. Je ferme les yeux, je laisse la chaleur m'innonder le ventre, et je sens ses doigts entrer doucement. Je suis trempée, ça me fait sourire. Il est tellement plus fort que moi, que toutes les barrières que je tente de m'inventer. Je m'abandonne, et ce salaud m'embrasse et me dit : "on se rhabille." Je ris, je suis frustrée, j'ai envie, tellement.
Il est tard, il est en retard, on arrivera jamais. Mais ce feu dans mon ventre ... Mais cette lumière dans ses yeux.
Je me lève, attrappe ma jupe. Pas le temps de l'enfiler, qu'il me l'arrache. Il a trop envie, tant pis si le temps passe, et tant pis s'il devrait déjà être là bas. Il veut juste être en moi, je veux juste sentir qu'il entre au fond de moi.
Et on se fait l'amour, et c'est rapide, trop je dirais, en temps normal, mais là, si ça avait duré plus longtemps, je serais devenue folle. Le tout n'aura pas duré plus de 5 minutes, et je n'en peux plus. Il me rend complètement folle. Ses mains sur moi, je m'ouvre, lui en moi, je jouis. Pas plus compliqué que ça, j'aime cette évidence dans ce monde de fou. Et plus que tout, j'aime qu'il me fasse l'amour. Parce que dans ces moments là, à part nous deux, rien d'autre n'existe.
Son souffle dans ma nuque, son corps lourd le long de mon dos, il m'embrasse doucement.
" Tu es à moi." Et je repète oui, oui, je ne suis qu'à toi, tu n'aimes que moi, c'était si fort, si bon, je veux rester là, ton corps, tes lèvres, tes je t'aime, notre bulle. On est en sécurité, et le monde peut bien crever.

# Posté le samedi 01 décembre 2007 11:02

Modifié le samedi 29 mars 2008 08:50

N'oublie jamais.

N'oublie jamais.
....


Je ferme les yeux, et me reviennent les images de la veille.
Elles
s'insinuent dans mes pensées, malgré moi.
Je tente en vain de me consacrer au cours, à l'une où l'autre discussion, mais non..
J'y r
epense.
L'envie d'écrire me tiraille, la seule chose qui me retienne, ce sont les yeux de ma voisine de classe qui risquent de se poser sur mes mots. Alors, je me contiens, encore un peu.

Sa peau contre la mienne. Son souffle sur mes lèvres. Ses lèvres qui m'embrassent, me cherchent, me caressent. Et son regard qui ne me lâche pas pendant qu'il achève de me rendre folle.
Ma respiration s'accèlère, un peu. L'envie me chatouille le ventre, les cuisses, les yeux, et là plus bas.
Sa langue me fait perdre le contrôle.
Je f
erme les yeux, les ouvre seulement pour l'observer. Et le trouver encore plus beau, comme ça.
Il rev
ient, m'embrasse doucement. Je le voudrais en moi, tout de suite. Et en même temps, le garder là, comme ça, continuer ce moment des heures, ne pas s'arrêter.
Je le s
erre, une larme qui roule sur ma joue. C'est plus fort que moi. Comme la première fois.. Ce que je ressens me dépasse. Il me regarde, passe sa main dans mes cheveux, pose ses lèvres dans mon cou.

-
Je t'aime -

Le
monde pourrait bien s'écrouler.

Mes mains se promènent sur son corps, je le connais par coeur, mais je pourrais y passer la nuit, je veux son odeur partout sur moi.

Et on
fait l'amour.
Do
ucement, tout doucement.
Je
sens les larmes qui reviennent. Et je m'en veux presque. C'est du bonheur à l'état pur qui me coule sur le visage, mais j'ai peur qu'il s'imagine autre chose. Je pleure si souvent déjà.
Et ses je t'aime dans mes oreilles. Ses yeux dans les miens. Ses mains sur mon visage. Sa bouche qu'il pose sur mes lèvres. Sa langue qui me chatouille. Et son regard amoureux. J'ose le penser, et lui dire. Il a le regard amoureux, et ça me rend dingue. Son envie que ça dure le plus longtemps possible ..
Presqu
e immobiles, je sens son coeur battre contre le mien. Je ferme les yeux. Savoure.


Je ne suis qu'à lui.
Il
n'est qu'à moi.
E
t si ça pouvait durer ..
Encore, encore, encore, encore, encore ..

# Posté le mardi 27 novembre 2007 11:02

Modifié le vendredi 11 janvier 2008 05:32

Sois belle, [baise] et consomme.

Sois belle,  et consomme.
...

Parfois, je me demande si tout tourne si rond chez moi.
J'
ai des obsessions.
Ma d
ernière en date, c'était les chaussures. Elle s'est calmée après que j'ai ache plus de 5 paires sur le mois.
Heur
eusement, dans ma ville ont fleuri cette année un tas de petites boutiques ou rien ne dépasse les 20 euros. Sinon, j'aurais peut-être été contrainte àvaliser une boutique, flingue en plastique à la main, en larmes, suppliant : "cette paire de ballerines, en 39, plus vite que ça!"
Ca m'a pris comme ça.
Une envie irrépressible. Réfléchir pendant des heures au modèle exact, et dans quelle couleur, pour aller avec quelle tenue ? Oh mais, et cette jupe, je pourrais l'assortir avec du brun. Oui, mais mes bottes sont un peu larges. Et voilà une raison suffisante (à mes yeux, à 4heures du matin pendant l'une de mes insomnies) de racheter une énième paire de bottes.
J
e me faisais peur, à force.

Puis, il y à eu les sacs à mains.
Ah,
les sacs à main.
Je l
es aime, je les adore, ils sont tous si beaux, ils me crient "achète moi" depuis leurs présentoirs.
J'
ai depuis un peu plus de six mois un sac en cuir, brun, mon premier sac en cuir en fait, qui me suit partout.
Mais à coté de ça, j'en ai ..
Des
petits, des grands, (et des trop petits, ainsi que des trops grands.), des moyens, des en toile, en cuir synthétique, en velour, des sacs de cours, des sacs de voyages, unis, à pois, à fleur.
Tout est prétexte à continuer ma collection.
Une se
ule chose me freine : je n'ai plus de place pour ajouter ne serait-ce qu'une pochette dans le coffre qui leur est réservé. Et pourtant il est grand. Je dirais un mètre de long pour 60 cm de large.
Oui,oui
, tout ça est rempli de sac. Du sol au plafond. Et pire, j'en veux encore ...

M
ais évidemment, ça n'est pas tout.
S
i je n'avais que deux névroses, ça irait. Je gèrerais, et mon porte feuille ne serait peut-etre pas continuellement vide.
J'a
i une autre addiction : les vêtements.
Je le
s adore, j'en ai des tonnes, j'en change tout le temps, et pourtant, je vous assure : je n'ai absolument rien à me mettre.
Ce n'est pas ma faute si après trois mois, ça ne me plaît plus. Ou s'il faut absolument accorder un pull à mes chaussures, quand ça n'est pas à mes boucles d'oreilles. (ça, j'ai eu une crise au mois de Janvier, depuis, je n'ai plus rien acheté. On applaudit. Merci.)


C
a me désespère, vraiment.
Le
pire, c'est que je ne me considère pas comme quelqu'un de matérialiste.
J
'aime les jolies choses, et en changer souvent.
Mai
s..
Aus
si pitoyable que ça paraisse, je pense que je vais ça pour aller bien.
En
fin, aller mieux.
Quan
d j'ai un coup de mou, j'achète.
Qua
nd je me sens seule, j'achète. (ou je mange des chips, mais je n'en ai pas toujours sous la main.)
Qua
nd je me sens laide, j'achète. (et je pleure quand même dans la cabine.)
J
e me soigne aux jolies choses.

Et a
u fond, je n'aime pas ça.


Ma
dernière "folie" du moment : apprendre à me servir de mes mains pour rendre un peu plus uniques (et de prérence, pas plus moche..) mes fringues, chaussures, sacs.
J
usqu'à présent, cette folie me coûte un peu moins cher que les autres.
C'
est un mieux ?


Ce q
ui me rassure, c'est qu'à ces addictions de tout ce qui contribue à l'industrie du paraître, je claque des fortunes en livres.
Je
lis une heure chaque soir, minimum.
C
e qui m'amène, en moyenne, à trois romans par semaine. Et m'oblige donc à trouver trois romans par semaine. Et comme j'ai la sale manie de vouloir que mon jouet soit "à moi", je ne loue que rarement en bibliothèque (pour ma défense, il n'y a jamais les dernières nouveautés !), et donc, 6 euros par ci, 6 euros par là.. Et je lis, je dévore, ..



N
'empêche,
Ca do
it être bien, quand même, de se suffire à soi même.

# Posté le dimanche 25 novembre 2007 10:48

Modifié le vendredi 11 janvier 2008 05:33

Je tourne en rond.

Je tourne en rond.
J'vais mieux.
Ca fait du bien.

Nuit en amoureux, petit déjeuner au lit, et il me manque déjà.

(l)


J'reviens vite écrire.

# Posté le mercredi 21 novembre 2007 10:48

Modifié le vendredi 11 janvier 2008 05:33

L'heure est venue.

L'heure est venue.


Fiction, si quelqu'un se pose la question ;)

Il a foutu le camp, évidemment.
Vous aviez raison, tous, depuis le début.
Un ancien drogué, j'aurais du me méfier.

Pas la force de m'en prendre plein la tronche, pas ce soir.
Je n'ai plus un balle. Il a tout emporté. La chaîne hifi, le magnéto, le dvd, même le canapé.
Mes espoirs, mon innocence. Ah ouais, et ma virginité. Il a tout pris, même le fric sous le matelas.

Je la trouvais pourtant belle notre petite vie. Peut-être parce qu'elle était nouvelle.
On a tout fait trop vite. La rencontre, l'amour, la fuite, l'appart.
L'appart, ouais, je vous entends rire d'ici. Le taudis, si vous préferez.
N'empêche que dedans, y avait du luxe.
La télé, c'était un grand écran plat. Je sais, ça aussi, il l'a emporté.
J'arrive pas à dire volé. Alors je répète inlassablement qu'il l'a emporté...

J'ai plus d'argent, et plus de c½ur non plus.
Dès que je pense à lui, je suis en colère. Mais surtout, j'ai mal, si vous saviez.
J'ai trouvé une boîte, de son coté du lit. Pleine de seringues. Il m'a menti, il n'a jamais arrêté. Une petite partie de moi l'a toujours su, mais la vie était si belle, si différente. J'ai fait semblant. J'aurais pu continuer longtemps.
Je n'ai pensé à paniquer que deux semaines après son départ. Des seringues, ça voulait dire des piqûres, du sang. Et ça, il l'a toujours fait en groupe.
Le sida, ouais.
Evidemment, j'y ai pensé.
Mais bien trop tard, en 6 mois d'amour fou < je croyais > il a eu le temps de me contaminer.
Le test n'a fait que vérifier mes doutes. Et en prime, vous allez rire : Je suis enceinte.

Il ne fait pas les choses à moitié, ce con.

J'ai passé la semaine à boire mes derniers euros. Et le bébé ? Pas de leçon de morale, par pitié.
J'espérais juste qu'il allait crever, comme ça.
L'avortement, je n'ai pas les moyens. Et l'idée de m'entrer un cintre par où vous savez pour m'en débarasser, c'est au dessus de mes forces. Je risquerais d'en crever aussi, et je ne suis pas encore sûre que c'est l'unique solution.
Si j'avais eu un cheval, je l'aurais forcé à me faire tomber. Le choc m'aurait fait pondre. Non ?
Je suis mauvaise, cruelle, monstrueuse.
Je suis seule, surtout.

Le bailleur m'a prévenu. Dans un mois, si je n'ai pas tout remboursé, je dois lui rendre l'appartement.
En l'état, il a dit.
J'ai tellement dégueulé ces dernières semaines que ça me paraît impossible de lui rendre l'appart : « en l'état ».
Mais qu'est ce qu'il va faire ? M'attaquer en justice ? Même si on me prend, je n'ai rien à donner. Ca me fait rire. Ah, si, j'ai trouvé. Je peux lui donner du sang.
Du sang ? Mon humour noir ne me quitte pas. Lui, il m'est fidèle, pas comme l'autre con. Mon c½ur se serre, encore.

J'attrappe le peu de fierté qu'il me reste, et je le traîne jusqu'au supermarché le moins cher du coin.
Je vais faire le coup de la carte de banque rejetée. On ne sait jamais.
Promettre de revenir, et emmener les marchandises ?
Je serre les dents, ravale mes larmes.

Ca n'a pas marché.
Evidemment.
Ils ont appelé le gérant, je suis partie en courant.
Tout ce que j'ai planqué sous ma veste, c'est une bouteille de vodka et un paquet de clopes. Ca ne me fera pas de bien, et avec un peu de chance, ça secouera le bébé.
J'ai envie de vomir quand je m'entends penser.

Voilà ma vie.
Rien, enfi
n si, du glauque.
Une gamine de 19 ans , fraîchement contaminée, larguée, enceinte, et qui n'a qu'une idée en tête : bouffer et tuer le bébé.

Après, peut être que je retournerai chez mes parents.
On ne sait jamais .

Je marche vers chez moi, même plus de quoi me payer le métro, et il se met à pleuvoir.
Mes vieilles converses trop petites me lacèrent les orteils, je sais d'avance qu'ils sont en sang.

Un type m'aborde.
Il a l'air heureux.
Ca me change.
J'ai envie de lui cracher à la gueule.
Je ne suis plus qu'une boule d'agressivité et ça me fait peur.

Il m'invite à monter chez lui.
A souper avec lui.
Un bon repas... Je range dans un coin de ma tête ma rage, et le fait que je ne l'ai jamais vu auparavant, et que son visage ne me plaît pas. On verra.

Arrivés en haut, c'est plutôt sympa.
Ca pue le fric que je n'aurai jamais.
Il ouvre le frigo, pas de bol
, il est vide. Il voit tout de suite mon air déçu et ma colère ..
Je m'apprête à redescendre, il me rattrape.

«
Une brique si tu me suces. Une brique et on va manger dans un endroit chicos. Ca marche ? »

Je pense en vrac que je n'ai jamais fait ça.
Jamais imaginé tomber si bas.
Mais surtout, surtout, je pense à un bon repas. Et une brique, c'est du pain, des pâtes, et un demi loyer. Alors..

Je me mets à genoux.
Il se marre.
Il ne veut pas que ça ait l'air sale.
< Ca l'est suffisamment pour en ra
jouter ? >
Il me conduit dans sa chambre et m'allonge.

Alors, je fais ce qu'il veut.
Je le suce et je pense au fric.
Je le suce, et je pense au loyer enfin réglé.
Ca va vite.
C'est déjà terminé.

Il remonte son pantalon, il me dit : « on va manger maintenant ».

Je pense vaguement à l'argent promis, je me dis qu'il me le donnera bientôt. Je crois encore en l'honnêteté ? Cette pensée m'arrache un sourire.

Il se gare devant un chouette resto. A voir l'uniforme des serveurs, ça doit être cher la salade.
Il me dit d'aller nous annoncer, pendant qu'il va chercher de quoi me payer.

Je fais un pas hors de la voiture, sourit au type qui fait l'entrée, j'ai jamais su les appeler, eux.
Il a l'air suspicieux, qu'est ce qu'une gamine aux pompes trouées vient faire là ?

Un deuxième pas, je claque la porte.
Un troisième et l'auto démarre.

Je sais qu'il ne reviendra pas.

Je crois que cette nuit, je vais faire une belle connerie.
Non, plusieurs.
Je vais me laisser crever d'amour, mais avant, croyez moi, je vais bousiller quelques vies.
Je rejoins le quartier du tapin.
Il parait qu'en généra
l, les mecs n'aiment pas les capotes.

Mon sida et moi , on est heureux de l'apprendre.

Demain matin, j'irai mourir.
L'heure sera venue.

# Posté le mercredi 07 novembre 2007 08:30

Modifié le vendredi 11 janvier 2008 05:34