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[Il perd son temps.]

[Il perd son temps.]
...

On ne se par
le que depuis un mois, à peu près. Moi, je t'observe de loin depuis longtemps, avec mes potes qui tentent d'enfoncer le clou "elle est prise, tu perds ton temps."
Et c'est vrai que pour vaincre deux années avec quelqu'un, il faut être très fort. Quand je vois vous tous les deux, quand tu me montres vos photos, j'avoue que ça me secoue un peu trop. Je me prends à le haïr. Je ne le connais pourtant pas. Mais malgré ça, quand je te vois sourire rien que parce qu'il t'envoie un sms, je me dis que ça serait infâme de tout gâcher. Et de toutes façons, je ne suis pas certain d'en être capable un jour.
Je t'observais de loin, et tu es entrée dans ma vie. Ou je t'ai fait entrer dans ma vie? Je ne sais pas.
J'
ai mis deux mois à oser t'ajouter à mes contacts msn. Et la première fois qu'on s'est parlé, ça a duré des heures. Moi qui ne sait que baratiner, je parle "vrai", et ça m'effraye.
Tu fai
s semblant de ne rien voir, pour ne pas me blesser? Ca me déchire, quand tu me dis "pas maintenant, il m'attend."
Il n
e pourrait pas se bouger ? Tu vois, je deviens directement.. Agressif.
A côté de
ça, tu m'apaises.
Q
uand le matin je te cherche des yeux, j'ai le coeur qui bat la chamade. Mais dès que je t'aperçois, il se calme. Je me sens bien, je me sens si bien. Je m'oublie quand tu es là.
Quand j
e te vois triste, te faire sourire.. Te faire sourire. Enfin, tu comprends.
A
mon avis, tu sais tout. De ce que je ressens. Et c'est pour ça que tu m'achèves, en me disant à quel point c'est lui et pas un autre qu'il te faut. Tu ne cherches pas à me blesser. Juste à me rapeller.
Je suis
capricieux, et tu me supportes. Je suis un gosse, un sale gosse, même. Pour un rien, je tire la gueule, et toi tu ne t'enfuis pas. Et tu as beau ne pas le dire comme ça, c'est parce que tu te reconnais, en moi. Tu ne le dis pas, mais je le sens.
Je le
sens trop bien quand d'un mot qui te contrarie, tu ne penses plus qu'à ça. Au détriment du reste.
Je
le sens trop bien, qu'on est un peu les mêmes, quand il se permet d'annuler un rendez-vous, parce qu'il avait oublié qu'il avait autre chose. Tes yeux se brouillent, mais quand il y à du monde, tu choisis la colère. Sur nous, pas sur lui.
J
e te connais sans que tu n'aies besoin de me raconter. On est un peu les mêmes, ou tu ne me supporterais pas.
Je s
uis ingérable, inssuportable, changeant. Qui supporterait ça mieux que quelqu'un qui comprend toutes ces sensations pour les vivre au quotidien?
Tu vois, c'est pour ça que je m'accroche.
Pour ê
tre un jour celui qui n'annulera jamais rien. Pour être un jour celui qui ne supportera pas ceux qui tenteront de t'accaparer. Pour être un jour celui qui te rendra folle avec ses conneries. J'ai envie d'être là pour toi. Pour te faire sourire, mais aussi pour te mettre hors de toi. J'ai envie d'être la quand tu vas bien, quand tu vas mal, quand je t'en veux, quand tu m'exaspères. J'ai envie d'être là tout le temps.

Tu ne
me donnes que quelques minutes par jour. Quelques autres derrière un ordinateur. Je suis docile. Je prends ce que tu me donnes. Et quand tu me parles de lui, je me tais. Parfois, je cède à ma rancoeur, et j'essaye de semer le doute dans ton esprit.

Et je te
hais, et je t'admire en même temps, de me répondre que tu as confiance en lui, et que rien de ce que je pourrais dire..
Tu l'aimes et ça se voit. Tu l'aimes et c'est ancré. Je ne devrais pas m'accrocher, je le sais.

Je
ne devrais pas.
Mais y à ce truc qui résonne en moi.
Pour une f
ois.. Pour une fois que je m'accroche. Pour une fois que je m'attache..
Pour une fois.
Quitte à souffrir au final, tant pis. Je prendrai ce que tu es prête à m'offrir. Et qu'importe si je ne peux même pas prétendre à la place d'ami. Je serai celui qui t'écoute.
Parce que j
e ne perds pas espoir. Même si tes yeux brillent quand tu parles de lui.
La vie m'a appris que tout change un jour.

J
'perds mon temps.
Mais si..


...
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# Posté le vendredi 20 avril 2007 08:56
Modifié le samedi 29 mars 2008 08:56

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