Et ce soir je m'endors au pays des merveilles ?

Et ce soir je m'endors au pays des merveilles ?
...

Trop d'angoisses ces temps ci. Trop de peurs muettes et de terreurs sourdes. Je reste éveillée longtemps, longtemps, le soir. Et je m'étonne le lendemain d'avoir des migraines à en pleurer. Mais si je pleure, la migraine s'intensifie. Ces fois là, je voudrais juste.. M'effacer. Le temps de la douleur, du stress, et de tout le reste.

Alors je m'autorise à p
enser à des bétises.
Et l'ironie
de ces pensées, c'est que justement, ces rêveries que je m'autorise enfin pour quelques minutes sont celles qui me font peur le reste du temps.

Je me couche
dans mon lit, serre une peluche qui sent l'odeur de mon amoureux contre moi, pose ma tempe droite, celle ou bat la migraine contre l'oreiller. Et j'attends que les battements diminuent, que la douleur s'estompe. Je profite de la quiétude de l'obscurité. Et ne sens plus qu'un mal de crâne un peu étrange, sans la lumière agressive, les nausées s'évanouissent. Je n'ai plus qu'à attendre le lendemain, et tout ira mieux. Dans ces cas là, je suis un peu dans le gaz. Ces migraines ont le don de me couper de la vie. Mon esprit divague. Je l'arrête quand il touche aux points sensibles. Et je me laisse aller. Dix minutes, pas plus. La plupart ces dix minutes de rêveries tellements différentes des habituelles suffiront à m'endormir.

P
endant ces dix minutes, je fais des projets incensés.
Je pen
se à dans un an, dans deux, dans dix. Je n'imagine que du positif. C'est la règle.
" M
a vie comme je la voudrais".
Ces mêm
es pensées que je m'interdis en temps normal. Ces mots que je ne prononce jamais. Ces phrases que j'ai la casi certitude de garder.. Pour toujours.
Pour toujours, garder
le silence.
Pas pour toujours, tout court.
Non,
jamais.

J'imagine
ma vie comme si tout allait bien se passer. Pas que je sois la plus pessimiste du monde, on me dit d'ailleurs "trop" naïve. Mais.. Quand on me parle d'amour toujours, j'ai tendance à rire un peu.
Je
ris jaune. Jalousie, peut-être un peu. Terreur pure et simple, aussi. Mon ambivalence frise le pathétique.
S'il m
e disait qu'il m'aime pour la vie, j'aurais peur. Mais qu'il ne me le dise pas me fais lui en vouloir, de temps en temps. Je suis un paradoxe à moi toute seule.
Mais ces mots font pa
rtie de mes rêveries. Et pendant ces dix minutes, je me fous que cette phrase soit juste issue de mon imaginaire.

Mes rêveries ne
parlent pas seulement d'amour. Ou peut-être que si, mais pas d'amour amoureux. Je sais que l'attachement aux animaux peuvent faire.. sourire. Mais a 19 ans, j'imagine parfois qu'il n'est pas mort. Comme ça, je peux revoir mon chat, y repenser sans avoir les larmes aux yeux. J'y pense et derrière ces pensées, je me répete : "il n'est pas mort". Comme ça, tout va bien. Pendant dix minutes.
La
journée, je n'y pense jamais. Si mon esprit fait mine de s'égarer, je le rapelle à l'ordre. Non. Je n'y pense plus jamais. Seulement le soir, seulement dans mon monde parfait.

Et puis j'imagine un
plus tard ou tout marcherait bien. J'aurais réussi mes études, mais curieusement, il ne m'apparait nulle part un boulot en rapport avec celles ci. Il y aurait juste cette sécurité qu'offre un diplôme. Mais chaque fois, chaque fois, je me vois dans une boutique. Derrière un comptoir. Oh, pas une grande enseigne, non. Quelque chose à moi. Un endroit dont j'ai déjà choisi le nom, et qui n'est que dans une partie de ma tête. Celle qui vit dix minutes par semaine. Parfois un peu plus quand j'ai trop mal à la vie normale..


De temps en temps, une fois par mois, ou par semaine, tous les jours, quand mon moral est en dessous de tout, je ferme les yeux sur ma vie, et j'ouvre une fenêtre sur un monde que j'imagine parfait.
Ce monde qui me fait si
peur, mais tellement envie, parfois.
Ce
monde qui n'appartient qu'à moi.

# Postato domenica 20 gennaio 2008 11:38

Modificato domenica 20 gennaio 2008 11:49

Examens

Les examens (en eux mêmes, et plus "juste" la période de bloc) commencent demain.

2 cette semaine, 2 la semaine prochaine.
Priez pour moi :)

J'ai un texte en attente, je fais ce que je peux pour revenir vite.

Ps : je suis frustrée de manquer de temps ^^


Et en attendant : nouveaux jolis mots ici.


Premier examen, réussi :)
Deuxième : Réussi :)
Troisième : Mercredi, mais je vais le rater :(
Quatrième (et dernier :)) : jeudi, ça va aller (yn)

# Postato domenica 13 gennaio 2008 09:52

Modificato sabato 19 gennaio 2008 06:21

<3

<3
/.
Quand son corps s'affaise contre le mien, qu'il est encore en moi, sa voix me murmurant que je ne suis qu'à lui, le nez plongé dans son cou... Je pense que c'est là, juste là, que je touche au bonheur.



# Postato mercoledì 09 gennaio 2008 08:25

Modificato venerdì 11 gennaio 2008 05:31

Il faut que tu m'aides, t'es l'seul qui sait comment m'vider la tête


///

Ecrire, me relire, tout effacer. Recommencer l'expérience plusieurs fois. Et sentir la colère poindre, insinueusement.
Ou sont passés mes mots ?

Rien que ces quelques mots m'énervent.
J'ai envie -besoin- d'écrire. Me vider la tête. Mais je bloque.
Trop geignarde. Trop en colère.
Triste. Vide.


J'avais des rêves, avant.
Il me semble, en tout cas.
Et si pas des rêves à proprement parler, au moins des idéaux.
Mais des idéaux, ça fait pleurer trop souvent.
Quand d'un seul regard on comprend que notre idéal, on peut se le foutre ou je pense.
On ne vit pas dans le pays de oui-oui. En tout cas, pas moi. Je n'ai pas cette chance.
A force, je me suis habituée. Ou résignée. Un peu des deux.
J'ai rangé des morceaux d'espoir, des parcelles d'attentes, et une poignée d'exigences au placard.
J'ai beaucoup moins pleuré, après. Je me suis surprise à être cynique. Si j'ai toujours aimé l'humour noir, le mien me fait parfois peur aujourd'hui.
Je ne crois plus aux promesses. Le seul qui a promis est partit. Et celui qui compte ne promet rien.
Alors je choisis de ne pas y croire. Pour ne pas avoir l'impression de me trahir.

Il n'empêche qu'au fond de moi résonne cette petite voix, cruelle, qui me susurre que si on ne me promet rien, c'est que je ne vaux pas la peine qu'on s'y essaye.
J'en connais des tas à qui on a promis la lune. Beaucoup on fuit bien avant de la ramener, mais, ils ont promis. Et à mes yeux l'important dans une promesse n'est pas tellement qu'elle se réalise. C'est plutôt qu'au moment ou on la dit, on y croit. On vit chaque mot intensément, avec une certitude totale.

Je n'inspire peut-être pas cette certitude.
Je n'espère pourtant pas la vie. Ca aussi j'ai relégué au fond d'un tiroir, mon tiroir des "plus tard".
Juste qu'en me regardant, on puisse avoir l'envie d'y croire.




# Postato venerdì 04 gennaio 2008 09:28

Modificato sabato 29 marzo 2008 08:50

Combien je sais qu'elle souffre, et qu'elle n'a pas fini de mourir plusieurs fois.

Combien je sais qu'elle souffre, et qu'elle n'a pas fini de mourir plusieurs fois.
...


Je sais la solitude et ce goût de sang dans la bouche,

Je sais l'amour qui meurt dans des souffrances horribles.

Je sais qu'à trop se retourner, on tourne le dos au bonheur.

Je sais les coeurs rouillés qui ne partiront plus en guerre.

Mais ne me demande pas..

Pourquoi il s'en va.

Je ne sais pas.


Il dit je t'aime, et ça brille si fort dans ses yeux. Il dit je t'aime, et il est là, tout le temps. Chaque jour, sa présence, chaque jour des petits mots, chaque jour au téléphone. Le temps passe, et leur bulle se ferme de plus en plus à l'extérieur.
Je me prends à penser q
ue ces deux là ne se sépareront pas.
Jamais, jamais, jamais.
Une de
ces vraies belles histoires d'amour qui durent toujours, des comme on en voit plus nulle part, ou si rarement. Une de celles qui malgré tous vos discours " l'indépendance n'a pas de prix" vous rendent jalouses les soirs ou votre amour à vous n'est pas là.
Ca allait faire un
an. Sans tache, ou presque. Des disputes, peut-être. Des différences. Mais de l'amour à effacer tout ça.

Sauf que.

Un sms un peu froid.
Un rien bizarre. Une inquiétude sourde qui naît.
Alors, elle l'appe
lle. Juste pour savoir ce qu'il se passe.
Et celui qui la serrait dan
s ses bras en lui murmurant des pour toujours à l'oreille le matin même lui dit qu'il ne l'aime plus.
Q
ue c'est comme ça. Les sentiments se sont envolés. Partis. Elle ne sait pas comment, il ne sait pas ou, ni pourquoi. C'est fini.
Il a suf
fi de quelques minutes. Et tout est terminé. Une année d'amour envolée, éclipsée.
Sans une explication.


C'était celui de toutes les prem
ières fois.
Premier baiser, premie
r je t'aime, première fois, premières vacances.
Les amis autour ? Dis
parus. Les loisirs ? Envolés.
Quel
le importance ? Elle n'en avait pas besoin, puisqu'il était là.


16
ans, et un premier chagrin d'amour qui fond droit sur elle. Qu'elle n'avait bien évidemment pas vu venir, pas senti arriver. C'aurait été trop simple. Un premier chagrin d'amour, celui qu'on oublie jamais.
De ceux qui vous laissent au sol, pour longtemps. Au moins aussi longtemps que l'amour a duré.
Larmes,
larmes, larmes.


Il parle d'une a
mitié, peut-être, plus tard.
Mais r
ien que ce terme donne envie de vomir.
Amitié.
On a rien à faire de
l'amitié, quand on veut l'amour.
E
lle ne mange plus.


Deux jours se
passent, et c'est à se demander si la tristesse s'en ira un jour.
B
ien sûr, le temps passera. La douleur s'atténuera. Le sourire reviendra. Elle sera un jour prête à aimer à nouveau le suivant. Le suivant qui la détruira, quand lui aussi s'en ira. Et la boucle sera bouclée. Comme toujours. Elle tombera comme seule une fille peut le faire. Mon sexisme à moi? Non, ma réalité. Ce sont toujours les garçons de 16 ans qui brisent le coeur des filles de 16 ans. Dans ma vie à moi, dans mon monde à moi. Et n'allez pas me dire que j'ai faux. J'aurais aimé.

Parce qu'on aime sans armure,
sans mur érigé autour du coeur. Ca fait mal de la voir comme ça. Parce que cette douleur que je connais, est la pire que j'ai jamais connue. Et on ne peut rien, absolument rien contre cette douleur là. Le temps peut. Mais le temps qui passait si vite en sa compagnie s'éternisera. Des jours, des semaines, de longs mois. Une année peut-être. Et un jour, elle pensera à lui sans un pincement au coeur. J'y suis bien parvenue. Ne reste que la colère, certains jours, l'indifférence le plus souvent. Vous parlez d'une victoire de la vie..
Mais ses larme
s promettent le contraire. Il a promis qu'il ne reviendrait pas. Qu'il était aussi sûr de ne plus l'aimer qu'il l'avait été de l'aimer pour toujours. C'est terminé, fini, enterré.


Le lendemain..
Parce qu
e c'est un premier amour, celui à qui l'on passe et permet tout, celui qui a le droit de nous tuer le coeur à petit feu, parce qu'elle aussi pourrait tout lui faire qu'il reviendrait quand même..
Il passe la
porte, l'air penaud. La serre dans ses bras, sort de jolis bijoux de sa poche.Pour les un an. Pleure aussi.
L'amour est revenu, ou n'est
jamais parti. Une grosse tache au milieu de leur histoire, mais il est à nouveau là.
Pour toujours, ou
quelques jours. On en sait rien. Il promet la vie, évidemment. Il y croit sûrement sur le moment. Moi pas, moi plus. La mort d'un premier amour, ça te détruit la certitude. Celle que l'amour toujours existe encore.


La fin n'est pas la fin
.
Pas cette fois en tout cas.

La s
eule chose que j'espère aujourd'hui, c'est qu'elle cessera de l'aimer avant que lui ne le fasse.

Je ne
crois pas/plus à ses promesses.
Mais je crois en la douleur qu'elles peuvent provoquer.
Je pense que
je n'y ai jamais vraiment cru.
S
ans savoir si c'est parce que c'est lui. Ou si j'aurais eu la même appréhension s'il avait été un autre.



# Postato domenica 16 dicembre 2007 05:43

Modificato venerdì 11 gennaio 2008 05:32