Ratée.

Ratée.
...
..
.


Je voudrais tenir ma joie, ma peine entre mes mains. Mon moral, mon humeur, mon bonheur même, dépendent si fort des autres. De l'ambiance dans la quelle j'évolue. Du monde qui est le mien. Je ne sais jamais de quoi la journée sera faite. Larmes, sourires ? Bonheur pur, ça devient bien trop rare.
Je trouve toujours le moyen de laisser une crasse, un mot blessant, une situation m'atteindre. Ca me fatigue tellement, pourtant.
Je suis épuisée d'être continuellement sur des montagnes russes.

Aller bien jusqu'à ce qu'il me donne l'impression en un instant que je suis trop. Excessive, amoureuse, en demande, possessive, fleur bleue, romantique. Idéaliste.. Impression que je me crée seule, évidemment. Parce qu'il me répète sans se lasser qu'il m'aime, que je ne dois pas m'en faire. Trois ans qu'il me répète les mêmes mots, ces mots qui sont sincères. Trois ans que malgré tout, une voix résonne dans ma tête : "Il est trop bien pour toi,et il finira par s'en rendre compte".
Je connais son fonctionnement par coeur. Au point d'être sûre qu'il ne me ment pas, que ça n'est pas pour être sans moi qu'il a besoin de temps en temps de moments seul avec lui même. Que c'est simplement pour être avec lui. Je le comprends, je le sais, et malgré ça, je chiale quand même. Sur le coup, ses mots me font mal, mais c'est à moi que j'en veux. Pourquoi je ne suis pas fichue d'avancer toute seule, de temps en temps ? Je sais qu'il est là, et qu'il m'aime. Qu'est ce qui cloche à ce point chez moi ? Pour que j'ai si peur de le perdre dès qu'il semble plus fort que moi..

Aller bien jusqu'à me rappeler qu'elle aussi a dégagé de ma vie. Volontairement. Elle dit elle-même que ça lui faisait du bien. Elle se sent LI-BE-R-éE. J'ai beau savoir que je ne devrais pas me baser là dessus, qu'elle n'est pas une référence en matière d'amitié, et plutôt un cas à part (et là, c'est loin d'être un compliment), je me remets quand même en question. Je pars du principe que c'est à moi de changer, de m'adapter. Pourquoi pour une fois, ils ne feraient pas un peu tous des efforts ? J'ai trop pris l'habitude de fermer ma gueule et d'encaisser.
Je me plie, je dis "oui-oui", en pensant qu'elle a tort. Ca me parait moins difficile, moins risqué. C'est elle qui s'est conduite comme une merde sur ce coup là. Et même si pour une fois, je ne rampe pas, je culpabilise un peu. Et j'y pense, le coeur serré. A croire que je rêve d'un destin de martyr.

Aller bien jusqu'à ce qu'en cours leur comportement me saute à la gorge. Cette compétition m'épuise vraiment. Rien qu'aujourd'hui, j'ai vu une fille parler de celle qui a longtemps été sa meilleure amie.. comme d'une menteuse, une fille stupide. Ca me déçoit. Pourtant, elle n'est qu'une connaissance. Mais ces horreurs là m'atteignent. Petite conne idéaliste.
La raison ? Elle est si bête : la compétition. Evidemment. J'ai envie d'exploser, d'hurler, de foutre le camp de là. Mais pour aller où ? C'est la même chose partout. Je ne trouve ma place nulle part. Je me traîne, me plait un peu, m'amuse de nouvelles rencontres, et me lasse si vite, si vite. J'en attends trop. J'espère des gens ce qu'ils ne sont pas.

Ce monde ne me plaît pas, vraiment pas.

Aller bien jusqu'au moment ou je m'assieds derrière mon portable, avec la ferme intention d'écrire quelque chose de bien. Je sens l'énervement, la colère noire monter. Puis les larmes. Ca fait des mois que je ne suis plus capable d'écrire quoi que ce soit de touchant, d'harmonieux. Ce que j'écris aurait plus sa place dans le journal geignard d'une adolescente de 14 ans. Je n'arrive plus à écrire, et ça me rend dingue. La seule chose que j'estime avoir su faire un jour correctement est en train de me laisser tomber. Et n'allez pas me dire que le texte précédent était joli. Il pue la facilité. J'ai puisé dans mes souvenirs, ma source intarissable : l'autre idiot. Et j'ai écrit de l'éculé. C'est tout ce que je suis capable de faire en ce moment.


Et là, c'est plus fort que moi.
Je suis en larmes, pour changer un peu.

Ici, ça se transforme en un journal intime médiocre, auto censuré, et mal torché.
Même écrire, je n'y arrive plus. Alors, quoi ?

Mais quelle conne, bordel.

Je suis en colère, contre tout et tout le monde, mais surtout, surtout, contre moi-même.
Et ça, c'est invivable.

# Postato martedì 26 febbraio 2008 11:30

Modificato martedì 26 febbraio 2008 11:41

L'espoir.

L'espoir.
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"- Ne m'oublie pas. Jamais. Promets le moi. Même si je m'en vais. Parce que je partirai. Parce que je suis trop con. Pas assez bien pour le bonheur. Et dis moi que tu m'aimes. Dis le moi. Tu ne me le dis jamais. Je t'aime, je t'aime moi. Promets moi que tu ne m'oublieras pas.

- J'pourrais pas. Je ne pourrai jamais. Je ne voudrai jamais.

- Promets le."














Et je pleurais. Je promettais entre mes larmes à son sourire. A ses yeux surtout. Je me repassais les films si nombreux d'instant de vie que j'avais mis un an à réunir. Cette chaleur partout en moi. Cette folie entrée dans ma vie.
Je me rappelle presque tous nos regards. Presque tous. Ceux que j'oublie, au détour d'une chanson, d'un souvenir, d'un mail me reviennent. Ils ne sont jamais loin.


Et si ça m'a détruit, si ça m'a fait si mal, ça m'a chargée de tellement d'espoir aussi. Tellement d'espoir qu'au fond je suis persuadée que j'y croirai toute la vie. Au moins un peu. On aura beau mentir, trahir, il y aura l'espoir, tout au fond de moi. Comme une boule qui palpite et qui promets qu'un jour la vie sera trop belle.

Et pourtant..
Il a tellement juré. Tellement sali les mots d'amour qu'il y à trois ans, quand mon amoureux m'a dit je t'aime pour la première fois, j'ai été si surprise, si touchée, que j'en aurais pleuré. Ils retrouvaient un sens. J'avais laissé des garçons approcher mon corps, approcher mes rires. Mais mon coeur, plus jamais. Ils sont plusieurs à m'avoir murmuré ces mots. Insensés. Ils me faisaient rire. Menteurs, salopards, mecs. Et je riais. Jamais, jamais je n'avais dit je t'aime. Pas même à celui qui me le demandait, et que j'aimais tant. C'est cette fois, cette première fois ou mon amoureux m'a dit je t'aime, que je l'ai dit moi aussi. J'avais attendu seize ans, et ça me vrillait les tempes. J'avais le coeur au bord des rêves, tout au bord. Si le premier, celui qui brise, me l'avait tant de fois répété, je n'avais jamais pu lui répondre. ll savait. Je l'aimais. J'aurais pu l'aimer encore longtemps. Il aurait pu me détruire encore plus de certitudes, s'il l'avait voulu. Mais j'ai réussi à préserver ça. Ces trois petits mots précieux. C'est tout ce qu'il me restait de fierté. Mes larmes ne comptaient pas. Mes supplications ne voulaient rien dire sans ces mots.

Et aussi curieux que ça paraisse, je crois que c'est grâce à celui qui n'a jamais pu me les extorquer qu'ils ont gardé un sens aussi fort. Parce que dire je t'aime, c'est s'abandonner. Mais aimer n'est pas suffisant. Pour l'avouer, il faut cette certitude qu'on voit briller dans les yeux d'un autre. Il faut que ces mots nous rendent plus beau, plus fort, plus grand, plus serein.

En me bousillant comme ça, il m'a appris que l'amour ne suffit pas. Il manquait quelque chose.

Il manquait cette évidence.

Et ça, c'est un autre qui me l'a offerte.


Mes souvenirs ne me brûlent plus. Ils me font sourire. D'un sourire un peu bête. De celui qui met du soleil dans le coeur, et qui réchauffe. Si j'avais dit je t'aime à ce garçon, je crois que jamais je n'aurais pu lui pardonner tout ça. Ca n'est pas le cas, et je peux continuer à le laisser symboliser l'espoir.



* Et je viendrai pour toujours chercher mes 14 ans au coeur de ton espoir. L'espoir est là partout. Et je viendrai sourire et pleurer près de toi. *


# Postato martedì 19 febbraio 2008 12:58

Imprime ta force en moi.

Imprime ta force en moi.


Je rêve d'un moment hors du temps.
L
oin de tout, loin d'ici, loin de soucis.
Ou
blier rien qu'un instant ce qui fait la vie. Ma vie.
P
as toute seule, non. Trop peur de la solitude. Trop peur de me noyer dans un grand rien. Un corps tout vide qui n'a rien à se dire, rien à s'apprendre. Sauf de nouveaux tocs, des bizarreries inédites. Non, partir un instant, hors du temps, dans une bulle, avec lui.

J
uste en fermant les yeux, à faut de donner réalité à mes souhaits.
P
our le moment, cet instant ne peut exister que dans mesves éveillés.
Il est loin le temps des vacances, il est loin l'été. Lointaine la perspective de sentir ses baiser enme temps qu'un soleil bien plus chaud que le nôtre.

L'universi ma fatigue. Ne pas avoir de vacances m'achève.
Les mauvais points dans l'indifférencenérale, ou les sourires en coin sont usants.
Le
s langues de putes me fatiguent. La prétention de certains ne m'arrache plus un sourire. me pas un faux.
C
ette impression de ne rien valoir me fait crouler, parfois. Sous mon poids plume.

Je voudrais m'enfuir, ouvrir une parenthèse, maintenant.
Q
u'il me prenne la main, qu'il me prenne dans ses bras, et qu'il n'y ait rien autour.

Gsm éteints.
L'odeur de la liberté.

Quelques mois et ça sera lté.
E
t je tiens, comme ci.
Comme ça.

# Postato giovedì 14 febbraio 2008 10:22

Un maux, des mots.

Un maux, des mots.
..
..

J'ai peur d'en parler, peur de me tromper, d'aller trop vite. D'espèrer pour mieux retomber. Encore une fois.

La nourriture m'effraye moins, ces temps ci. Hier, j'ai même oublié de contrôler deux dates de péremption. Et j'ai renoncé à en chercher une troisième, parce qu'elle n'était pas sur l'avant de la boîte. Ca doit paraître très bête à la plupart d'entre vous, mais pour moi, c'est énorme.

Cette phobie des aliments périmés me gâche la vie depuis un peu plus d'un an. Je ne me sentais à l'aise (et encore) face à la nourriture uniquement chez moi. Et encore..

Mais voilà une semaine que ça va mieux.
Au moins un petit peu.
J'espère un miracle. Que ça va continuer à s'atténuer, puis s'en aller. Comme c'est venu. Insinueusement. Et qu'un matin, je me réveillerai sans tout surveiller.

Il fait beau.
Le matin, depuis quelques jours, je me lève d'un bond.
Et je file me promener, au soleil.
Même si je frissonne un peu, j'enlève mon manteau sous le soleil.

Comme une envie de printemps, de légereté, de soleil qui chauffe la nuque, de fous rires.
Comme une envie d'avant. Ou pas, finalement. Maintenant n'est pas si mal.
Trois ans samedi dernier. <3

# Postato lunedì 11 febbraio 2008 07:44

Modificato giovedì 14 febbraio 2008 10:14

Je ne sais pas faire confiance.

Je ne sais pas faire confiance.
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Je me suis promis d'apprendre à baisser ma garde. Ou plutôt, de réapprendre.
L'
amitié, la confiance. Je ne sais plus. J'ai mes repères. Mes repaires. Et les autres, à côté.


Il y à
quelques années, je suis tombée malade.
Oh rien de
si terrible, juste quelque chose qui m'a volé six mois de vie.
Une mononucléose, rien
de bien méchant. Je n'étais juste plus bonne à rien.
J'ai passé un temps considérable toute seule. Mes journées seulement égayées par quelques rares personnes. Trois ans après ce sont celles là qui font encore partie de ma vie. Les autres, ils sont morts. Je les ai sortis de ma vie un par un. Quand il ne m'y ont pas forcée.

Mon meilleu
r ami venait m'apporter des éclairs, en cachette. Sa mère ne voulait pas qu'il vienne me voir, la faute aux microbes. Et sûrement un prétexte pour tenter de nous éloigner. Raté. Il venait, quand même. Ca m'aidait, vraiment. Il m'épuisait, juste à me parler, mais ça me faisait du bien, aussi.
Puis, mo
n amoureux, évidemment. Il était là, plusieurs fois par semaine. On aura tenu trois jours sans s'embrasser, pour ne pas le rendre malade. Trois jours, pas plus.
Et ma *elle,
elle a mis un peu plus de temps à venir. Un malentendu, mais après, elle ne m'a plus lâchée.
Heureusement, j
'avais aussi des contacts avec ma meilleure amie. Un peu moins, mais.. Ca ne changeait rien. Elle était là quand même.

Ils m'ont aidée à teni
r, pendant que dans mon dos, les faux amis se révelaient.

Maintenant, ça me f
erait presque sourire.
Je n'
ai perdu que des riens, des gens qui ne valaient pas la peine. Mais sur le coup, ça m'a décue à un point que je n'aurais jamais imaginé. Ca a cassé quelque chose en moi.

J'ai perdu la c
onfiance. Je ne sais plus faire confiance, spontanément.
Quelqu'un de gentil
ne l'est jamais sans raison. Il me veut sûrement quelque chose.
Si c'est
une fille, je me méfie des mots. Elle risquerait de transformer un rien en tornade. Si c'est un homme, je me demande s'il s'intêresse à moi, ou s'il veut juste m'allonger. Alors, à eux, je brandis mon bouclier.

J'aimer
ais tellement réapprendre à m'ouvrir spontanément.
Tellem
ent.

J'y arrive
un peu, ici.
Je pense qu'une demoise
lle se reconnaîtra, en particulier. Je me confie plus facilement à elle qu'à des gens que je cotoye chaque jour. Elle est en quelques sorte ce qui manque à mon quotidien : une confidente.
Parce que bien sûr, comme
je l'ai dit, mes essentiels sont là. Mes meilleurs amis et mon amoureux.
Mais
.. Pas chaque jour.
J'arriv
e enfin à revoir ma meilleure amie régulièrement, et la période ou on se voyait chaque jour me manque. Pareil pour les autres.
J'ai
pris l'habitude d'écrire ici, et d'être lue. Et j'ai tissé quelques liens. Des plus importants que d'autres. Certaines personnes m'ont touchée extrèmement fort. Ce sont d'ailleurs les personnes qui figurent dans mes favoris. J'ai parfois l'impression qu'elles ont réussi là, ou les personnes de la "vraie" vie ont échoué. J'ai plus de confiance en des presques inconnues qu'en des gens que je vois chaque jour. C'est plus fort que moi.


Je voudrais ré
ouvrir la porte que j'ai fermée il y à déjà longtemps.
Mais les rares fois ou je
le fais, j'en souffre.
Cet
été. Une fois. Une rencontre. "Bouh". Et il faisait partie de mon quotidien. J'ai fait la bétise immense de m'attacher. Un mois, ça compte. On se voit encore, mais plus rarement. Mais il a ouvert cette porte, et je le regrette parfois. Je n'aime pas ce manque un peu bizarre. Je crois que cette amitié fugace à compté plus qu'elle n'aurait du. J'ai ouvert la porte à un mauvais moment. Il me manque "un peu", et ça ne me plait pas. L'amitié, c'est offrir un peu de soi. Je pense que je n'étais pas encore prête à le faire à ce moment là.

Peut-être un jour
?

# Postato lunedì 28 gennaio 2008 03:57

Modificato sabato 02 febbraio 2008 07:29