Meurtrissure. Meurtrière.

Meurtrissure. Meurtrière.
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15 jours sans lui. Il me rejoint ce soir, j'ai le coeur qui bat. Je range une dernière fois les affaires qui traînent sur le sol, vérifie que je sens toujours aussi bon qu'il y à dix minutes. Parfait. Mon gsm vibre. Un nouveau message s'affiche.
" Je suis en bas de chez toi :-) ". Je descends les escaliers en un saut, cours à travers le salon, mais prends le temps de m'arrêter trois secondes derrière la porte. Que j'ouvre enfin. Il est là, et ça m'assaille, j'en tressaille. Il est si beau que j'en ai la tête qui tourne. Il pleut dehors, mais je me jette dans ses bras. Il me serre contre lui, mais, je dois rêver, j'ai senti un petit mouvement de recul.

On entre, on se raconte un peu ces quinze jours, mais assez vite, on se retrouve allongés. Nos mains réapprennent nos corps comme s'ils s'étaient quittés la veille. Mais il s'interrompt. Pour dire ces mots qui m'empêchent de respirer : "je ne suis plus sûr".
Il a l'air tellement sérieux, c'est une terreur froide qui glisse dans mes veines. Pas de larmes, juste le choc. Il ajoute que "ça" va surement revenir, que je ne dois pas trop m'en faire, et que si je préfère, il passe la nuit chez lui. On en reparlera demain. Dans un état second, je le laisse quitter la maison. Je retourne dans tous les sens ces quinze derniers jours de coups de fils et de sms pour me rassurer. Ils étaient normaux, tendres, amoureux. Mais il est si facile de tricher avec des mots. Je le sais aussi. Je fais le tour de la maison plusieurs fois. Mes parents, ma soeur, personne n'est là. J'ai le coeur gros, une boule dans la gorge qui ne cesse de grossir. Ou que je regarde, il y à des photos de nous deux. Quand je ferme les yeux, les souvenirs se battent pour passer premiers. Il y en à trop, ça me brûle les yeux, mes jambes fléchissent. J'attrappe le téléphonne, même s'il ne sait plus, je veux passer la nuit avec lui.
Une sonnerie, deux sonneries, une voix décroche.
C'est une fille. Je demande agressivement qui elle est. Non, je ne pense pas à une erreur de numéro, je connais trop bien le sien. Mais l'angoisse s'intensifie pendant qu'elle me répond. Elle a son téléphonne dans les mains, il lui a laissé le soin de répondre. Qui est cette fille et comment se fait il qu'elle a obtenu ce droit là?
Elle répond d'un rire, d'un sourire qu'elle s'apelle Estelle. Ne demande même pas qui je suis. Je suppose qu'elle a du voir s'inscrire sur l'écran "Nam", elle sait qui je suis. Elle finit sa présentation par : " Je suis sa copine". J'ai le coeur en miettes, mais je cours quand même jusqu'à chez lui. Consciente qu'elle sera là. J'ai envie de vomir à chaque pas. Mais je résiste.
Quand j'arrive, il a la déscence de la faire sortir. Il me serre contre lui, et me dit qu'il n'y a rien de sérieux entre eux. Je pense qu'elle est belle, et que j'avais mis toute ma confiance, tout celle que je n'accorde à personne en lui. Même quand il m'a confié ses doutes, jamais je n'ai pensé à une autre. Je suis comme anesthésiée.

Ma vue et mes souvenirs se brouillent ici. Je sais simplement avoir fait plusieurs allers-retours aux toilettes pour vomir. L'avoir laissé là avec une douleur si terrible que je titubais plus que je ne marchais. Je l'ai haï tellement. En comprenant que quoi qu'il se passe, il ne reviendrait pas. Je voulais le serrer à l'ettoufer. L'emprisonner. Qu'il entre en moi et ne me quitte plus jamais. En même temps j'avais si mal que je rêvais qu'il meure.

Le soir, il m'a rejoint chez moi. M'a promis que cette relation était toute nouvelle, et née après ses doutes. Qu'il était désolé de me faire souffrir. J'ai même esquissé un sourire. Je ne croyais pas en ses regrets. Je pensais juste il m'a trompé. Je voulais qu'elle reste l'autre, l'intruse, une pourriture. Une maladie, qui s'en va comme elle est venue. Pas une fois je ne me suis demandée si je voulais continuer cette relation sur un cadavre. Non, je voulais juste qu'elle souffre, qu'il souffre aussi, et que tout redevienne comme avant. Ce soir là, on a fait l'amour. Plusieurs fois. Je ne comprenais rien, mais sa peau m'empêchait de sombre. Il est partit très tôt le lendemain matin.. Sans me dire s'il allait revenir.

Par hasard, le lendemain, je les ai croisés ensemble dans le centre commercial de ma ville. Elle l'attendait à une table de brasserie, et lui faisait la file chez un bijoutier. La situation me paraissait absurde. Oui, je pouvais l'imaginer offrir un bijou à une fille. Mais pas à une autre que moi. Et encore moins un bijou venant d'une de ses vitrines ridicules ou tout est en or, de cet or doré et affreux. Je l'ai rejoint, il a eu l'air surpris. J'ai parlé très calmement au vendeur. Je voulais savoir à quelle date il avait commandé ce fichu bijou. Affreux, en plus. " Le 3 mai". A mon visage décomposé, le vendeur a compris que quelque chose clochait. Je lui ai facilitié la tâche : "Il me trompe, j'avais envie d'avoir une idée plus ou moins précise du début de cette relation."

Le bijou en question était une sorte de long poinçoin, en or. Je l'ai attrappé, et j'ai filé. Une seule idée en tête. La lucidité m'a permis de penser à glisser l'objet le long de mon corps, et de ne pas le tenir comme une arme. Pas tout de suite. Arrivée à la table de cette idiote, j'ai sortit son cadeau. Et je lui ai planté plusieurs fois dans le dos. Du plus fort que je le pouvais.

J'ai su à l'hopital psychiatrique qu'elle était morte. Ils m'y ont conduit de force. Il vient me voir parfois. De la culpabilité mal placée, je suppose. Il a foutu ma vie en l'air, et tué une greluche. Exterminé trois ans d'amour d'une façon si laide..
Le médecin m'a demandé hier si je regrettais mon geste.

" Non, bien sûr que non. Je suis parfaitement consciente qu'il ne reviendra pas parce que j'ai tué l'autre. Mais je voulais qu'elle souffre, qu'il soit brisé. Je ne voulais pas souffrir seule. Jamais plus je ne veux souffrir seule."

# Postato lunedì 31 marzo 2008 06:16

Modificato martedì 01 aprile 2008 11:40

Tu tiens ma jOie, ma peine, entre tes mains.

Tu tiens ma jOie, ma peine, entre tes mains.
Son regard un peu dur. Des mots jetés comme ça, sans trop réfléchir. Juste parce que l'énervement, la fatigue laissent filer un peu trop facilement des phrases piquantes. Que j'interprête mal, évidemment. La peur prend le pas sur la réflexion. Je sens mon corps qui se tend. J'ai très mal dans le cou, soudainement. Je retiens mon souffle. Ravale mes larmes, sinon je n'arriverai pas à sortir un mot. Cette drôle de sensation d'être là, et en même temps très loin. Une certitude douloureuse me paralyse. Les mots tournent en boucle dans ma tête, bien trop vite. Besoin d'être seul, c'est ce qu'il a dit. Et va savoir pourquoi j'imagine le pire. Il est en train de me quitter. C'est ce qui me vrille les oreilles. Il me quitte. C'est fini. J'ai des tonnes d'images qui valsent devant mes yeux. Elles font mal. Je m'accroche, et lui demande de combien de temps il a besoin. Mes pensées s'emmêlent, je pense c'est la fin, je pense il a besoin de temps, une pause, mais une pause, ça n'existe pas, une pause, c'est dire c'est fini mais je ne suis pas capable de te détruire en une seule fois. Je retiens mes larmes si fort que mes mâchoires crissent quand je lui redemande de combien de temps au juste, il a besoin.

A son regard, je sais que je me suis trompée. Que tout ça, c'est dans ma tête. Qu'être un peu seul signifiait simplement passer une fin de soirée en tête à tête avec lui même.
Mes barrières maintenues par le fil ténu de cette tension dans tout mon corps lachent enfin.
Je n'avais plus eu si peur depuis.. Longtemps. Plusieurs années, je crois.
Je suis soulagée, et pourtant, c'est à cet instant que je perds les pédales. Plus capable de respirer, des larmes à n'en plus finir, et une colère effroyable, mais courte. Un élan de rage. J'ai eu si peur. Ma tête menace d'exploser, ça fait si mal, si mal. J'avais oublié que la terreur est aussi physique, que l'angoisse donne envie d'hurler de douleur, parfois. Tout tourne autour de moi, j'ai comme une envie de vomir, comme une envie de partir très loin et de ne pas revenir. Cette sensation se dissipe vite.


Et ce constat qui m'effraye au plus au point, quand la nuit, je m'endors enfin, le nez dans son t-shirt, à défaut de ses bras : il tient ma peine, ma joie, entre ses mains.

# Postato mercoledì 19 marzo 2008 06:03

Une petite fiction, une de plus.

Une petite fiction, une de plus.
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Une petite fiction.
A croire que pour le moment, je préfère entrer dans la vie d'une autre =)
Ici.. Cette idée m'est venue d'un constat tout simple : même si l'on peut souhaite qu'une personne disparaisse de notre vie parce qu'elle nous a fait bien trop de mal, il y aura toujours un moment, un instant, même court, ou on rêvera d'entendre à nouveau sa voix. Juste une fois. Juste le temps qu'elle murmure : je pense encore à toi.


Tout va de travers. Depuis le réveil. Tendre le bras pour éteindre cet appareil de toture. Se rendre compte que mon bras va juste un peu trop loin. Bam.. Le livre par terre. Et bien sûr, en plus de croquer la couverture, le choc a également envoyé valdinguer au loin le signet. Je souffle, me lève. Trop vite, un vertige.

Je respire doucement. Rester calme, ou rien n'ira.

Bref coup d'oeil par la fenêtre. S'il tombe juste une fine pluie, les flaques d'eau se sont amoncelées dans la rue. Tant pis, je mettrai ma jupe un autre jour. Je farfouille, perds un temps fou, mais évidemment, le pantalon que je veux est dans le panier au linge. Tant pis, j'attrappe deux fringues qui vont vaguement ensemble. Après ma douche, je les enfile. C'est une colère un peu amère qui me tient. Dans le miroir, j'ai les larmes aux yeux, et absolument aucune envie de sortir.

Tant pis..

Et la journée passe sur ce mode là. Solitude un peu forcée, un peu cherchée que rien ne vient troubler. Les rares personnes qui s'y essayent tombe sur une fille un peu lasse, passée en mode automatique : "oui, oui, non, oh ? tiens. Oui, c'est vrai." Je reste seule, et la frayeur se fraie un chemin, s'enroule autour de mon cou.

Cette vie est si.. Etrange.

Une boule de nostalgie est venue se loger en moi. Ou es tu ? J'y pense pendant plusieurs heures. Ou est-il ? Des mois que je ne le croise plus. Ce n'est pas qu'il me manque, c'est que.. Je ne sais plus rien de lui. Je ne sais même pas s'il habite encore au même endroit.

Le soir, je laisse traîner ces mots l'espace d'une demi heure, sur mon blog personnel.
"Ou es-tu ?"
Ces mots dont il me serait si simple de justifier la présence parce qu'ils sont également le titre d'un roman bien connu.

Peu avant d'aller me recoucher, j'efface ces mots.
Ca ne sert à rien.
Je ne sais pas ou il est, ce qu'il est devenu, ni s'il pense encore parfois à moi.

J'ai besoin d'une bonne nuit; j'éteinds mon gsm.
Au réveil, les premiers mots sur les quels je tombe, sur l'écran de mon gsm, qui me parviennent d'un numéro que je reconnais avec un peu trop de facilité me rassurent.

" Derrière toi. Tout près. Comme une ombre. A chacun de tes pas, je serai là."

# Postato giovedì 06 marzo 2008 11:01

Tranche de vie.

Tranche de vie.
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Il n'est plus là.



C'était un matin ordinaire. Il a passé la porte après l'avoir serrée fort contre lui une dernière fois. Comme chaque fois. Son boulot à elle commence plus tard. Et ce calin du matin fait partie de leurs rituels. Il se lève, l'embrasse, file déjeuner et prendre sa douche. Oh, elle pourrait se lever pour l'accompagner.. Mais non. Peut-être qu'elle devrait le faire, elle se promet régulièrement d'y penser. Mais ils se couchent déjà si tard que son organisme ne tiendrait probablement pas le coup très longtemps. Et puis.. Elle n'aurait pas ce dernier calin. Quand il sent si bon, juste après la douche, et qu'elle dort encore à moitié. Il la berce doucement contre lui, lui dit qu'elle est belle et ça la fait sourire. Elle lui dit qu'elle l'aime et il disparait. Reste juste à se rendormir un peu de bonheur au bord des lèvres. Au bord des rêves.

Ce m
atin là, une heure plus tard, son réveil n'a pas sonné.
Ou e
lle ne l'a pas entendu. Ca n'a pas d'importance. Ce qui a finalement réussi à la sortir de son sommeil, c'est le sonnerie du téléphonne. Le fixe, pas son gsm. Celui qui ne sonne jamais. La seule à utiliser ce numéro, c'est la grand mère de son homme. Bien qu'il soit déjà 9heures et demi, ça lui parait tôt. En se levant, elle sent une angoisse sourde poindre dans sa poitrine. Ca l'ensserre si fort qu'elle se refuse à faire les trois derniers pas qui la séparent encore du combiné. Elle attend. Encore trois sonneries, et la messagerie prendra le relais. Elle s'enclenche. Un silence, une respiration. Un homme à la voix hésitante laisse un numéro, celui de l'hopital. Lui demande de rappeler rapidement. Elle ne lui laisse pas le temps de finir sa phrase, se rue sur le téléphonne.

Elle ne dit
pas un mot, à l'autre bout du fil, l'homme a compris.
Ce qu
'elle veut, c'est un sursis. Un dernier instant d'une vie si pas parfaite, au moins belle. Un dernier instant pour être deux.

Les mots tomb
ent, finalement :

"
J'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer ... "

Ca la fai
t rire, d'un rire désesperé. Cette phrase qu'elle a lue tant de fois dans des mauvais romans, entendue si souvent dans des feuilletons stupides. Ceux là même dont elle a ri si souvent. Son coeur se glace, ses doigts se crispent. Elle attend, en silence.

La s
entence tombe. Il ne reviendra pas, jamais. Un accident. Mais tout ça, elle s'en fiche. Ce qui compte c'est qu'il ne reviendra plus. Alors, elle raccroche. Et se laisse glisser doucement, lentement, douloureusement contre le mur.

Elle est
resté là, longtemps.

Il n'est plus là.

# Postato martedì 04 marzo 2008 03:18

Modificato mercoledì 05 marzo 2008 07:07

Je perds mon temps, chez les grands.

Je perds mon temps, chez les grands.
Grandir, c'est mourir un peu.

C'est apprendre que les promesses ne sont gage de rien. Qu'on peut jurer en croisant les doigts dans le dos. Qu'un ami, ça trahit, qu'un amant, ça fout le camp. Que le bonheur s'achève, la plupart du temps.
Grandir c'est n'avoir plus que l'espoir pour s'échapper. C'est avoir appris qu'un projet se défait bien trop souvent, et qu'il vaut mieux se contente d'imaginer ce que serait une vie parfaite. Mais pas trop fort, surtout. Ils pourraient t'endendrent. Ils ? Ceux que tu installes au chaud dans tes rêves, mais qui ne veulent pas y être. Ceux qui sont trop froussards pour oser y croire. Ou pas suffisament impliqués. Ceux qui t'en veulent et qui se joueront de tes espoirs, ceux qui te veulent de mal et se serviront de tes grands yeux trop sensibles pour t'atteindre. Te faire mal, faire couler des larmes, gonfler ta colère.
Grandir, c'est laisse l'hypocrisie s'immiscer partout. L'opportunisme, aussi. C'est avoir l'impression de vivre continuellement dans une jungle. De perdre au jeu du plus fort. S'en foutre parfois, serrer les dents, souvent.

Grandir, c'est prendre des claques. Parfois, des violentes. Etre persuadé de marcher de travers alors que c'est juste le monde qui ne marche pas droit. C'est rêver vomir à une ancienne amie tout ce qu'on pense et qu'on a retenu trop longtemps. C'est avoir envie de se débattre.
C'est avoir le coeur brisé. Une fois, ou plus. C'est en vouloir à un nouvel amant pour les horreurs que tu gardes au fond, tout au fond, ces horreurs signées du nom du précédent. C'est voir s'envoler ta confiance.

Les amis, ça va, ça vient. L'amour, c'est une folie pure. Grandir, c'est savoir qu'on donne son coeur, et qu'un jour, on nous le rendra. Qu'on en chialera, que ça sera effroyable. Mais aimer quand même. Parce que si même ça, on y arrive pas..

Mais grandir, c'est aussi garder tout au fond une âme d'enfant. Et se laisser bercer par l'illusion, ou la certitude, selon les esprits et les divers degrés de cynisme de chacun, qu'un jour un prince viendra.
Celui qui passera la nuit à te regarder dormir, qui sera là quand tu ris, mais aussi quand tu le détestes. Qui aura besoin de toi pour aller bien, pour aller mal. Celui qui tiendra ta joie entre ses mains, en sachant que tu détiens la sienne aussi. Celui qui t'apelle trop souvent, juste pour savoir si vraiment, tout va bien. Parce que voilà, ta voix lui aura semblé un peu bizarre au téléphonne. Ou parce que tu n'auras pas eu l'air heureuse, l'espace d'un instant. Celui qui t'emmenera partout, tout le temps. Qui sera tellement fier de toi qu'il mentionnera ton nom à tous ses collègues. Qu'il répondra en souriant : "non, je rentre chez moi". Et chez lui, ça sera chez toi. C'est savoir qu'un jour, tu seras la plus importante chose au monde. Au moins dans ses yeux.
Grandir c'est garder tout au fond l'espoir qu'un jour la vie sera encore plus belle que dans un roman.
Un jour, un jour, un jour..

Grandir, c'est avoir la force d'effacer ceux qui tentent de nous convaincre du contraire.

# Postato mercoledì 27 febbraio 2008 07:41