<3..
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Et son corps rejoint le mien, chaque parcelle de mon corps est recouverte par le sien, et la pensée débile que c'est mieux d'être la plus petite des deux, parce que la plus petite personne, c'est celle qu'on recouvre toute entière, celle qu'on protège, celle à qui il n'arrivera rien. On est de coté, et je pourrais aussi bien mourir de désir que m'endormir entre ses bras, tellement ce creux là m'appartient. Mon corps le ressent, ce creux est le mien, sa chaleur aussi, et nos tailles se complètent à merveille. Son nez , ses lèvres me chatouillent les lobes, il souffle doucement, et je fonds déjà. Encore une fois. J'attends, parce que le meilleur est à venir, j'attends, les yeux fermés.
Il me dit des mots doux, des mots tendres, des mots d'envie, de désir, et nos corps ondulent lentement. Je sens son envie contre la mienne, et c'est un supplice de résister encore. Ses mots me caressent, il sent mon émoi, et m'achève en m'assurant que les mots ne sont rien comparé aux gestes, aux caresses, qui vont suivre. Je me retiens de le supplier d'arrêter les avec les mots, parce qu'ils me rendent folle, je n'ai plus conscience de rien d'autre que de nos deux chaleurs..
Plus tard, je penserai, les mots ne sont rien, rien, rien du tout.
Comparé à tout cela, ils ne sont rien.
Rideau.