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Petites pensées.

Petites pensées.
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Je ne sais pas d'où je tiens cette terreur froide qui s'insinue dans mes veines dès que je pense à l'été. Plus précisément, à ces deux semaines sans lui. Deux semaines, je sais que pour beaucoup d'entre vous, ça n'est rien. Un morceau de quotidien, parfois même une routine. Mais voilà, ça fera deux ans que je n'aurai pas eu à faire si longtemps sans lui. Je l'avais supporté très difficilement il y à deux ans. Bien sûr, pas pour rien. C'était pile la période ou j'avais du faire un choix très dur moralement, et sans lui. Mais.. Ca n'empêche. Deux semaines, ça me parait extrèmement long. Même pour une expèrte en comptage de jours à l'envers, à l'endroit, de travers. Ca fera quand même 14 ou 15 nuits. Je passe pour la névrosée de service quand je dis ça, pour la fille tellement accro qu'elle va s'asphixier d'elle même, juste quand elle a un peu plus d'air que d'ordinaire. Mais c'est plus fort que moi. Le manque m'effraye, mais il n'est qu'une petite peur de mon angoisse. Ce qui me tient éveillée la nuit quand j'y pense, c'est autre chose, c'est cette ... terreur froide. Celle contre la quelle on ne peut absolument rien. Et tous ces trucs de magasines, un peu bidons, comme se crier "stop" quand on se rend compte qu'on pense trop loin, que nos craintes sont absurdes, n'arrivent jamais à me calmer. J'ai peur que là bas, il se rende compte qu'il est mieux sans moi. Que je ne lui manque pas. Ou que la bombe pas loin sur une autre serviette de plage pourrait être sympa à tripoter pendant 15 jours. C'est la dernière hypothèse à la quelle je pense le moins, pourtant. Elle ne vient qu'en dernier ressort, celle là. J'ai plus peur qu'il se lasse de moi quand il n'est pas là, que quand il a son visage à deux centimètres du mien. Mes contradictions me sautent aux yeux, mais ça ne suffit pas.

J'ai hâte d'y être, au lendemain de ces 15 jours.
L'été pourra enfin commencer, pour moi aussi.

En sourdine, j'entends déjà quelques remarques acerbes. Je m'en fous. Aussi dur que cette mini séparation soit, je me rapelle qu'à chaque fois, en me retrouvant dans ses bras, des larmes de joie sur les joues, j'ai pensé : ça valait le coup.
Alors si je donne l'impression de ne pas être capable de m'imposer, parce que je ne tente pas de lui interdir de partir sans moi, je m'en fous. Je ne suis ni sa mère, ni sa prof, ni rien de tout cela. Juste son amoureuse. Et jusque là, ça a l'air de marcher plutôt bien. Bien mieux que tous celles qui crient quand leur homme boit un verre de trop, ou posent des conditions. Bien mieux que tous ceux qui tellement jaloux, empêchent leur amoureuse d'aller au ciné avec un autre, ou de sortir sans lui. Cette méthode a ses limites, et me fait parfois mal. Mais.. Je n'ai pas envie d'en changer. Parce que.. Ce qu'on a, ça vaut de l'or. Et l'entendre me dire qu'il est heureux avec moi parce que je ne lui ai jamais demandé de sacrifier plus de choses qu'il n'en était capable, ça me rend heureuse.

3 ans, 3 mois aujourd'hui.
# Posté le vendredi 09 mai 2008 04:10

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