Le réveil et une pointe d'espoir. Le soleil qui s'infiltre par la fenêtre. Un sourire qui s'étire, doucement.
Choisir des vêtements dans les quels je me sentirai jolie, ceux des débuts de journée heureux. Ou des vêtements passe-partout, cache misère, cache ma peur. De ceux dans les quels ont peut se laisser effacer, doucement.
Et les cours, parfois, souvent, ça dépend. Plus l'envie, j'y vais par habitude, et parce qu'une journée perdue me fait me sentir un peu trop mal. Oui, tout ça changera dans moins de six mois. Je prendrai une autre voie, et les choses retrouveront un sens. J'aimerais pouvoir exister en attendant. Mais non.
Les cours deux heures, quatre heures. Un peu plus si.. si je me sens vraiment bien. L'impression de perdre du temps. D'être seule, seule. Sans avoir la force d'aimer d'autres personnes. Rentrer chez moi, un sourire aux oreilles un jour sur deux. Qui ne tiendra pas bien longtemps, mais qui naît parce que je le rejoins le soir. Le jour sur deux, celui qui reste, je le passe à attendre le lendemain. Ma vie me fait un peu peur. J'aimerais tenir debout.
Je m'arrête là, parce que comme chaque fois que j'essaye d'écrire, je bloque.
Et je sens les larmes de rage revenir.
J'espère trouver le courage de ne pas abandonner.
Ca m'a demandé un effort considérable, mais je l'ai dit tout haut.
Et ça fait encore plus mal, tiens.
Comme une honte.