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C'est une façon de fuir, je sais, mais dans ses bras, j'oublie ce qui me blesse et m'arrache des larmes. Instinctivement, je me roule, un peu. J'ai la position que prennent les bébés. Mais je m'enfous. Puisqu'il m'entoure doucement de ses grands bras en me répètant dix fois s'il le faut qu'il est là. Tout à moi. Et si je pleure, ça n'est plus de peur, plus d'angoisse, plus de tristesse. C'est parce qu'enfin, je trouve ma place.
Son t-shirt me gêne, me prive de lui. Je le soulève, et colle mon ventre au sien. Quand ça ne me suffit plus, je lui enlève. Embrasse chaque parcelle de son torse, et rêve de m'y enfuir.
Il allume des bougies autour de nous, et fait craquer une autre allumette. L'encens parfume la pièce. Une musique douce dans les oreilles, je me couche sur le ventre. Attend qu'il dépose son corps sur le mien, pour me sentir encore plus petite. Savoure. Je voudrais juste.. fermer les yeux.
Il attrappe un flacon d'huile de massage parfumée, et me masse le dos. Longtemps, lentement. Je ne veux plus rien savoir, juste en profiter, juste rester là, toujours. Quand après une éternité, il pose ses lèvres dans mon cou jusqu'à ce que je me retourne pour l'embrasser, je ne sais plus rien. Il est là, et le reste, je m'en fous. Sa peau, ses caresses, et lui qui entre en moi, doucement.
Je m'envole.