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Une petite fiction, une de plus.

Une petite fiction, une de plus.
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Une petite fiction.
A croire que pour le moment, je préfère entrer dans la vie d'une autre =)
Ici.. Cette idée m'est venue d'un constat tout simple : même si l'on peut souhaite qu'une personne disparaisse de notre vie parce qu'elle nous a fait bien trop de mal, il y aura toujours un moment, un instant, même court, ou on rêvera d'entendre à nouveau sa voix. Juste une fois. Juste le temps qu'elle murmure : je pense encore à toi.


Tout va de travers. Depuis le réveil. Tendre le bras pour éteindre cet appareil de toture. Se rendre compte que mon bras va juste un peu trop loin. Bam.. Le livre par terre. Et bien sûr, en plus de croquer la couverture, le choc a également envoyé valdinguer au loin le signet. Je souffle, me lève. Trop vite, un vertige.

Je respire doucement. Rester calme, ou rien n'ira.

Bref coup d'oeil par la fenêtre. S'il tombe juste une fine pluie, les flaques d'eau se sont amoncelées dans la rue. Tant pis, je mettrai ma jupe un autre jour. Je farfouille, perds un temps fou, mais évidemment, le pantalon que je veux est dans le panier au linge. Tant pis, j'attrappe deux fringues qui vont vaguement ensemble. Après ma douche, je les enfile. C'est une colère un peu amère qui me tient. Dans le miroir, j'ai les larmes aux yeux, et absolument aucune envie de sortir.

Tant pis..

Et la journée passe sur ce mode là. Solitude un peu forcée, un peu cherchée que rien ne vient troubler. Les rares personnes qui s'y essayent tombe sur une fille un peu lasse, passée en mode automatique : "oui, oui, non, oh ? tiens. Oui, c'est vrai." Je reste seule, et la frayeur se fraie un chemin, s'enroule autour de mon cou.

Cette vie est si.. Etrange.

Une boule de nostalgie est venue se loger en moi. Ou es tu ? J'y pense pendant plusieurs heures. Ou est-il ? Des mois que je ne le croise plus. Ce n'est pas qu'il me manque, c'est que.. Je ne sais plus rien de lui. Je ne sais même pas s'il habite encore au même endroit.

Le soir, je laisse traîner ces mots l'espace d'une demi heure, sur mon blog personnel.
"Ou es-tu ?"
Ces mots dont il me serait si simple de justifier la présence parce qu'ils sont également le titre d'un roman bien connu.

Peu avant d'aller me recoucher, j'efface ces mots.
Ca ne sert à rien.
Je ne sais pas ou il est, ce qu'il est devenu, ni s'il pense encore parfois à moi.

J'ai besoin d'une bonne nuit; j'éteinds mon gsm.
Au réveil, les premiers mots sur les quels je tombe, sur l'écran de mon gsm, qui me parviennent d'un numéro que je reconnais avec un peu trop de facilité me rassurent.

" Derrière toi. Tout près. Comme une ombre. A chacun de tes pas, je serai là."
# Posté le jeudi 06 mars 2008 11:01

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