J'ai des obsessions.
Ma dernière en date, c'était les chaussures. Elle s'est calmée après que j'ai acheté plus de 5 paires sur le mois.
Heureusement, dans ma ville ont fleuri cette année un tas de petites boutiques ou rien ne dépasse les 20 euros. Sinon, j'aurais peut-être été contrainte à dévaliser une boutique, flingue en plastique à la main, en larmes, suppliant : "cette paire de ballerines, en 39, plus vite que ça!"
Ca m'a pris comme ça.
Une envie irrépressible. Réfléchir pendant des heures au modèle exact, et dans quelle couleur, pour aller avec quelle tenue ? Oh mais, et cette jupe, je pourrais l'assortir avec du brun. Oui, mais mes bottes sont un peu larges. Et voilà une raison suffisante (à mes yeux, à 4heures du matin pendant l'une de mes insomnies) de racheter une énième paire de bottes.
Je me faisais peur, à force.
Puis, il y à eu les sacs à mains.
Ah, les sacs à main.
Je les aime, je les adore, ils sont tous si beaux, ils me crient "achète moi" depuis leurs présentoirs.
J'ai depuis un peu plus de six mois un sac en cuir, brun, mon premier sac en cuir en fait, qui me suit partout.
Mais à coté de ça, j'en ai ..
Des petits, des grands, (et des trop petits, ainsi que des trops grands.), des moyens, des en toile, en cuir synthétique, en velour, des sacs de cours, des sacs de voyages, unis, à pois, à fleur.
Tout est prétexte à continuer ma collection.
Une seule chose me freine : je n'ai plus de place pour ajouter ne serait-ce qu'une pochette dans le coffre qui leur est réservé. Et pourtant il est grand. Je dirais un mètre de long pour 60 cm de large.
Oui,oui, tout ça est rempli de sac. Du sol au plafond. Et pire, j'en veux encore ...
Mais évidemment, ça n'est pas tout.
Si je n'avais que deux névroses, ça irait. Je gèrerais, et mon porte feuille ne serait peut-etre pas continuellement vide.
J'ai une autre addiction : les vêtements.
Je les adore, j'en ai des tonnes, j'en change tout le temps, et pourtant, je vous assure : je n'ai absolument rien à me mettre.
Ce n'est pas ma faute si après trois mois, ça ne me plaît plus. Ou s'il faut absolument accorder un pull à mes chaussures, quand ça n'est pas à mes boucles d'oreilles. (ça, j'ai eu une crise au mois de Janvier, depuis, je n'ai plus rien acheté. On applaudit. Merci.)
Ca me désespère, vraiment.
Le pire, c'est que je ne me considère pas comme quelqu'un de matérialiste.
J'aime les jolies choses, et en changer souvent.
Mais..
Aussi pitoyable que ça paraisse, je pense que je vais ça pour aller bien.
Enfin, aller mieux.
Quand j'ai un coup de mou, j'achète.
Quand je me sens seule, j'achète. (ou je mange des chips, mais je n'en ai pas toujours sous la main.)
Quand je me sens laide, j'achète. (et je pleure quand même dans la cabine.)
Je me soigne aux jolies choses.
Et au fond, je n'aime pas ça.
Ma dernière "folie" du moment : apprendre à me servir de mes mains pour rendre un peu plus uniques (et de préférence, pas plus moche..) mes fringues, chaussures, sacs.
Jusqu'à présent, cette folie me coûte un peu moins cher que les autres.
C'est un mieux ?
Ce qui me rassure, c'est qu'à ces addictions de tout ce qui contribue à l'industrie du paraître, je claque des fortunes en livres.
Je lis une heure chaque soir, minimum.
Ce qui m'amène, en moyenne, à trois romans par semaine. Et m'oblige donc à trouver trois romans par semaine. Et comme j'ai la sale manie de vouloir que mon jouet soit "à moi", je ne loue que rarement en bibliothèque (pour ma défense, il n'y a jamais les dernières nouveautés !), et donc, 6 euros par ci, 6 euros par là.. Et je lis, je dévore, ..
N'empêche,
Ca doit être bien, quand même, de se suffire à soi même.