Perception.

Perception.



Perception du temps si différente selon l'humeur.
Non, pas l'humeur, puisque l'humeur varie selon..
Lui.
Perception du temps si différente selon lui.
Plus exact, mais plus difficile à écrire. [ A avouer? ]

On a passé à peu près dix jours ensemble. 7 en vacances, loin d'ici. 7 jours de bonheur. Je ne vois pas comment résumer ça de manière plus juste. Le bonheur. Donc, 7 jours là bas. Et trois par ici. Ces dix jours sont passés à une vitesse incroyable. J'aurais tout fait pour arrêter le temps, pour le ralentir, pour avoir une prise quelconque sur lui. Mais bien sûr, je n'en ai eu aucune. Ces journées sont passées si vite, parce qu'à chaque instant, il était près de moi. Peut-être pour certains d'entre vous, ces dix jours on été une éternité. Pour d'autres, ailleurs sur la planète aussi. Des gens malheureux, des gens en attente, ou plus simplement des gens qui s'ennuyent.

[ Effroi : Je ne me rappelle plus l'ennui de la solitude. J'ai oublié ce que cela fait de s'endormir avec la certitude que personne ne pense à vous.]

Je passe de l'autre côté de la barrière. Et je m'apprête à faire naître des coins dans certains de vos sourires.
Dans le pire des cas, je dois passer 10 jours sans lui. Deux ont déjà "filé".
Par rapport à l'année passée, c'est mieux. Par rapport à l'année d'avant, c'est merveilleux. Et par rapport au calvaire qu'endurent certaines d'entre vous, ça tient du miracle. Je sais.
Il n'empêche que j'ai pleuré dans ses bras à l'idée d'être si longtemps sans lui. Oui, si longtemps. Alors que je venais de lui dire que 10 jours avaient filé entre mes doigts sans que je n'ai le temps de les compter..


Perception.



Je sais que ces dix jours passeront. Je sais qu'ils seront vite derrière moi.
Mais je sais aussi, ou plutôt, je sens qu'ils seront plus lourds, moins doux..
Je vais m'occuper. Travailler mes cours. Travailler tout court. Voir des amis. Et des connaissances que je n'ai pas le temps de voir en temps normal.
Soyons honnête : Si je suis très contente d'avoir le temps de voir mes amis de manière plus intensive, les quelques connaissances citées plus haut, ça n'est pas par manque de temps que je ne les vois pas quand il est là. C'est par manque d'envie.


Il revient dans 8 jours. Pour nos deux ans et demi. Qui me donnent le tournis.
Deux ans et demi. C'est énorme. Et c'est peu, aussi. Puisqu'ils sont passés si rapidement.
J'avais 16 ans et demi. C'est si loin. Si proche.


Perception.


Ce que je sais : Ca passera vite.
Ce que je sens : Une boule logée dans ma gorge quand je compte les jours.


Perception.

# Posté le mercredi 01 août 2007 07:05

Modifié le vendredi 11 janvier 2008 05:43

Nouvelle une. [On ne donne rien, quand on donne peu.]

Nouvelle une.    [On ne donne rien, quand on donne peu.]
Petite fiction, bercée par des chansons tristes, le film "she's so lovely", un souvenir, et une envie d'essayer autre chose que vous raconter ma vie, toujours. Dites moi. :)

On ne donne rien, quand on donne peu.


"Si t'avais attendu, Si t'avais pris le temps
Si tu n'avais pas tout voulu, maintenant
On aurait gravé chaque jour
Au creux des lignes de nos mains,
Si j'avais su te dire,
Que viendrait pas à pas,
Celui que je vais devenir,
Et que tu ne vois pas
Si tu avais sur lire,
Au travers de l'enfant,
La promesse de nos désirs,
Au delà de l'instant,
On aurait compté chaque jour,
Sur les doigts liés de la main,"




J'allais partir..
Un an, loin d'ici, loin de tout, et
surtout loin de lui.
De ma propre initiative.
Je sais qu'au
fond, il n'a du commencer à y croire que le jour de mon départ. Tellement trop à lui pour tout lâcher. Jamais je n'aurais osé.
Avec le recul, je ne sai
s toujours pas ce qui m'y a poussée. Mais j'ai fait le bon choix.
Un choix
qui m'a déchiré en deux. Je pleurais tellement la veille du départ. Il ne comprenait pas ma décision de le laisser, mais il ne disait rien. Toujours ce foutu principe de laisser à l'autre sa liberté. Ses choix, sa vie. D'être l'un à l'autre, mais de rester à soi. Je n'en pouvais plus, et jusqu'à la dernière seconde j'ai espéré qu'il me demande ne ne pas partir. Pas qu'il me supplie, pas qu'il m'implore, non, juste qu'il me le demande.
Je ne serais jama
is partie, jamais. Si seulement..

Cette sale idée que moi j'aurais pu foutre ma vie en
l'air, et qu'il serait partit quand même. Question d'opportunités de la vie à saisir, de découvertes, de jeunessse, et tout le reste. Toutes ces choses qui me faisaient si peur.

La veille, donc.
Je me suis accrochée à lui comme jamais. On a fait l'amour
, je me souviens de tout, je ne me rappelle de rien. Tout ça est si flou et si net à la fois.
Il m'a
dit qu'il m'attendrait. Ca m'a paru énorme, qu'il dise ça, lui.
Pas certaine d'en avoir
eu la force, si les places avaient été inverses.. Je ne dis pas que je ne serais pas retombée dans ses bras au premier regard le jour de son retour. Simplement que je n'aurais pas eu le courage d'entre dans la peur pendant si longtemps.

Il a eu l'air serein.
Triste mais serein.

Et moi, il fallait que je parte, il fallait que je vive sans lui, pour voir si j'en étais seuleme
nt capable.
Pour être plus forte que lui, juste une fois.

Alo
rs, je suis partie comme ça.
Avec un garçon que je
ne connais pas trop, qu'il connaissait juste un peu plus. Pas parce que
c'était lui, mais parce qu'il allait là b
as. Que ça tombait bien. Et qu'en plus, il avait une confiance absolue en moi. Jamais je ne lui avais donné l'occasion de douter. Avait, oui.

Le premier soir, on s'est arrêtés, on s'est gl
issés dans nos sacs de couchages. J'avais froid, mais je ne disais rien. Il me manquait déjà atrocement. Je devais me retenir pour ne pas lui envoyer des sms par centaines, ne pas l'appeler. C'est une drôle d'impression que de se dire qu'on est mal, et par sa faute à soi. Qu'on fait du mal, aussi. Je me suis endormie en pensant à lui, ses je t'aime de la veille dans les oreilles, prête à rentrer aussi vite le lendemain.

Mais ça aurait été renoncer.
Il fallait que je me batte contre moi même.
Partir avec lui? J'aurais aimé, lu
i sans doute moins. La perspective de passer une année complète seul avec moi. Il ne l'aurait jamais fait. On était de toute façons probablement pas prêts. Alors pourquoi?
Peut-
être la faute à cette petite voix qui me sussurait depuis quelques temps qu'il aurait mieux valu se lancer quitte à se planter quelques mois plus tard, plutôt que de se contenter de ce qu'on avait déjà, même pour plus longtemps. L'envie de plus. L'envie de tout.

Une semaine a passé, puis un mois.
Je comptais les jours avant de le revoir, mais en me trompant parfois, ce qui ne me ressemblait pas. Je lui avais promis de revenir après trois mois, juste quelques jours.
En attendant, mon copain de route et moi nous rapprochions.
C'est une expérience étrange que de se retrouver seule avec un presque-inconnu et d'apprendre à se connaitre doucement, en partageant la même "maison". Il était beau, et je le remarquais seulement. Comme je remarquais seulement l'intêret qu'il me portait. Sa prévenance, et sa façon de s'inquiéter pour moi dès que je trébuchais. C'est comme si je commençais à ouvrir les yeux. Loin de tout, il m'avait fallu un mois pour penser à ce que j'étais en train de vivre et non pas à ma vie d'avant.

Quand un sms
restait sans réponse plus d'une demi heure, c'était la panique. Depuis quelques jours, je n'avais plus cette peur. Parce que je m'habituais? Mon expérience du manque m'a appris qu'on ne s'y habitue pas. C'était autre chose.

Un
soir, il faisait si chaud qu'on s'est arrêtés dans une petite prairie. L'avantage d'une maison qui roule.. Il n'y avait personne, alors on a fait un feu. Il n'y avait personne, alors on a dormi dehors.
Mais pendant la nuit, le
feu s'est éteint, la chaleur s'est dissipée. Je grelottais tellement qu'il s'est réveillé.. Et c'est tout naturellement qu'il s'est glissé contre moi.
Il ne s'est rien passé, évidemment. On
s'est simplement tenu chaud.
Avant de
m'endormir serrée contre son corps, je me suis rendue compte à quel point cette chaleur humaine me manquait. Blottie contre ce garçon trop gentil pour être vrai, mon homme m'a manqué atrocement. Je me suis endormie, le coeur lourd. Est ce que lui aussi s'est endormi contre le corps d'une autre fille depuis le mien? Même sans qu'il ne se passe rien, parce que ma confiance en lui était toute aussi totale que celle qu'il m'avait accordée. Je m'en suis voulue très fort, de lui laisser cette possibilité. C'est contre son corps à lui que j'aurais du m'endormir. Il me manquait.

D'
autres lieux, des rencontres, des soirées, les jours et les semaines passaient de plus en plus vite. Je me décidai enfin à lui téléphonner. Je n'avais pas osé depuis mon départ, réduisant nos contacts aux sms. Une peur terreur de découvrir tout ce qu'il n'a pas la place pour écrire dans un sms. Une peur de se perdre..
Sa voix m'
a fait pleurer. Je lui ai promis de revenir dans moins d'un mois. Il a eu l'air content. Mais.. J'ai été surprise de sentir sa tristesse. Je l'avais toujours imaginé si fort que je n'avais pas pu imaginer qu'il aurait mal.

On a
vait pris l'habitude de s'endormir chaque nuit l'un contre l'autre. Même les nuits ou on ne dormait pas dehors, même les nuits qu'on passaient un peu partout. Il ne se passait rien, mais on s'endormait serré fort, parfois si fort que le matin j'avais des marques sur le corps.
Il m'avait fait comprendre, doucement, qu'il était t
ombé amoureux de moi. Qu'il n'avait rien cherché, et qu'il savait qu'il ne pouvait rien se passer. Mais en m'avouant tout ça, j'avais bien senti que ces phrases se terminaient en point d'interrogation.
J'étais incapable de lui dire oui, tou
t comme je me retrouvais incapable de lui dire non.
Alors, je lui parlais. Vraiment, à coeur ouvert. Que j'aimais si fort mon homme, qu'il me manquait, que je me sentais mal sans lui, mais qu'à coté de ça.. Il y avait cette chos
e contre la quelle j'avais de plus en plus de mal à lutter. La bulle de douceur qu'on avait crée tous les deux. Le fait de n'être jamais seule.

Ce soi
r là, il a essayé de m'embrasser. Je l'ai repoussé, mais je me suis endormie les lèvres dans son cou, les yeux trempés. Culpabilité, envie.. Mon gsm n'a pas arrêté de sonner cette nuit là.
Mon homme qui me répetait que je lui manquais de plus en plus, qui se mettait lui aussi à compter les jours. Dans moins d'une semaine je serais dans ses bras. Et qu'est ce que je faisais? Je m'enroulais autour du corps d'un autre, je respirais ses cheveux, on se levait de plus en plus tard, on se couchait de plus en plus tôt..

La veille du
jour ou j'allais enfin le revoir, la veille de cette semaine en amoureux, de cette semaine à nous, ou personne ne nous dérangerait..
C'est moi qui l'ai embrassé.
Et qui l'ai laissé me faire l'amour.


Le matin, il ne m'a rien di
t en me déposant devant la maison.
Je
lui ai effleuré la joue avec mes lèvres, très vite, en lui disant de me laisser..
Du temps.

Evidemment, en entrant dans la maison, je me suis jetée dans ses bras, je pleurais
tellement qu'il ne comprenait rien, il pensait que je le quittais, il pensait que je revenais, que j'étais si triste ou si heureuse, il ne comprenait pas ce qui m'arrivait..

J'
ai passé une merveilleuse semaine, et ai pris la décision de repartir pour trois moi, et de revenir. Sans rien lui demander de plus que sa présence au quotidien. Je culpabilisais atrocement, mais je ne lui ai rien dit. J'en aurais été incapable. Je retrouvais ses mains, son corps, sa voix, je le retrouvais lui, et le reste perdait toute son importance. Comme toujours.

J'aurais à faire un choix.. Mais
je n'étais pas prête à le faire. Alors, à lui qui ne m'avait jamais menti, je n'ai rien dit.

Je suis repartie le
coeur gros, pour trois mois. Il fallait que j'aille au bout de moi. Il fallait que je sache si je vivrais avec lui au retour, ou sans lui. Il fallait que je décide de tout ça seule. Je devais aller jusqu'au bout.

Je me faisais
l'effet d'un monstre. Comment je pouvais leur faire ça, à tous les deux? Mais surtout à lui, comment avais je pu décider de le quitter, de tout foutre en l'air, juste pour me prouver que la vie serait plus forte que moi, plus forte que notre amour? J'en voulais à mon compagnon de voyage, je lui en voulais, et c'était moi la fautive.

Il m'a
vait prouvé que mon amour n'était pas si pur, pas si indestructible. Que j'étais comme les autres, prête à trahir, à mentir, à salir. J'essayais de me convaincre que je n'étais que ça, une fille poussée par ses hormones, un soir.
Je me protégeais d'autre chose.
D'une histoire qui me faisait peur..

On ne dormait plus ensemble de
puis trois jours, le quatrième soir, je l'ai rejoint. Il ne bougeait pas, ne m'approchait pas. Je me suis couchée contre lui, et j'ai parlé, comme je le faisais depuis le début. Pour qu'il comprenne que je ne jouais pas, que c'était autre chose. Qu'il me fallait du temps pour finir l'histoire qui avait le plus compté à mes yeux.

Il m'a demandé si pend
ant cette semaine sans lui, j'avais fait l'amour avec lui? Oui. Il m'a demandé combien de fois, il m'a demandé les je t'aime, les promesses, les projets, il m'a demandé les détails. Et j'ai tout donné. C'est à lui que j'ai parlé. C'est ce soir là que j'ai pris ma décision.

Dans trois mois, je mettrais fin à la plus jolie histoire que j'avais jamais vécue.
Dans trois moi, je rentrerai chez moi, je le regarderai dans les yeux, lui, le premier a qui j'ai
dit je t'aime, que c'est terminé, vraiment terminé, que je lui ai menti pendant des mois, et qu'il peut m'en vouloir, qu'il peut ne plus m'aimer. Mais que moi, je l'aimerai toujours.. Au fond.

Les trois mois passé hors du temp
s, dans les bras d'un autre, puisque tant que je n'avais pas quitté mon homme, mon amour restait un "autre", un intrus à nos coeurs, à notre histoire, ont filé si vite. Tellement vite qu'en rentrant, on emmenagerait tous les deux. Juste un peu, juste pas assez pour que ça ne se voye. Tellement vite qu'en rentrant, j'allais quitter une histoire d'enfant pour m'installer dans une vie d'adultes qui s'aiment comme des gosses.

En marchant dans l'allée, pui
s en franchissant la porte, j'étais effrayée. Je me répetais sans cesse : c'est la dernière fois que j'entre ici, la dernière fois qu'il va m'embrasser, la dernière fois qu'on sera "nous."
Q
ui aurait cru, six mois plus tôt que je le quitterais, que je m'en irais avec un autre, que je serais heureuse, mais tellement triste d'avoir à lui dire tout ça.

Il avait tout préparé. Il était beau, si beau. Si je n'étais pas tombée si amoureuse d'un autre, je l'a
imerais toujours aujourd'hui. Ses yeux m'ont fait mal quand il a compris.
Il l'a su, au premier regard. Il s'est a
vancé vers moi, je l'ai pris dans mes bras.

"Je suis si désolée, tu n'imagines pas, je suis désolée"
" Vis avec m
oi "

Ces mots qu'il ne m'aurait jama
is dit. Ces mots qui m'auraient fait sauter de joie il y à quelques mois.. Ces mots.. Que je n'esperais plus. Et dont je ne voulais plus aujourd'hui.

" ... On ne s'est jamais rien promis, t
u m'as interdit les projets, tu m'as empêché de rêver, le soir je ne pouvais pas fermer les yeux en pensant au futur, je n'avais pas le droit.. Alors tu peux être déçu, tu peux avoir changé, tu peux être malheureux.. Mais tu ne peux pas m'en vouloir d'avoir fait des projets avec un autre.."
" Ca ne peut pas se finir comme ça. Ca ne peut pas
."


Ca pouvait apparemment.
J'ai passé avec lui douze années merveilleuses. On s'est ren
contrés juste avant nos quinze ans, quelques mois plus tard, on est tombés amoureux. Douze ans plus tard, on s'aimait toujours aussi fort, mais on en était toujours au même point. Et moi.. Je n'en pouvais plus, de l'aimer à l'espoir qu'un jour peut-être..

Je suis partie, et je n'ai jamais regretté mon choix.
Il n'y à que quand je le croise et que ses yeux me rappellent le reste..

C'est du passé tout ça.
Rien n'est éternel, rien ne dure t
oujours.
Rien ne vient à point à qui sait attendre.

J'ai eu besoin de partir.
Une façon
de le mettre au pied du mur, sans rien lui dire.
J'ai eu besoin
de partir, mais une fois partie, je n'ai pas pu me résoudre à revenir.
L'amour est tout. Mais il ne fait pas tout
.

# Posté le mercredi 13 juin 2007 11:01

Modifié le vendredi 11 janvier 2008 05:55

La salope.

La salope.
* On s'fait couler, et sans paliers. On s'remet dedans, et comme une conne.. Ca occupe le temps, les neurones.. Puisque le temps dans notre dos, continue de tourner, c'salaud. Pendant qu'on crève de trop de mémoire. *
[ Rose.]


Elle a peur d'oublier, elle refuse d'essayer.
Ca peut paraître un peu bête, un peu stupide d'essayer de retenir l'amour de toutes ses forces, alors que de toute évidence, il a déjà fichu le camp au loin.

Il est te
mps qu'elle passe à autre chose.

Oui, mais.
Moi, je me rappelle.

Je me souvie
ns il y à quatre ans. L'exaltation et le bonheur. Les quelques mois sur un nuage, à monter plus haut d'heures en heures.
Et la
chute qui n'a pas manqué d'arriver. La salope. Parce qu'un premier amour..
Bien sûr ça
a fait mal. Bien sûr, j'en verrai d'autres, et des bien pires, je suppose.
Mais
j'avais 15 ans, et mes idéaux tous fraîchement ébranlés.

Une ques
tion qui me tournait sans cesse dans la tête : " S'il m'aimait hier, ou est passé son amour? "

Une telle incompréhension.
Cette ma
gie de l'amour qui le quitte, et qui me reste en travers de la gorge, qui me brûle le coeur et les yeux. Ces promesses que je n'aimerai plus, après lui.
Trop absurde, cette idée, d'en serrer un autre contre moi, les larmes aux yeux de bonheur.

Et ces parol
es qui se veulent réconfortantes, ces phrases qui me tombaient dessus. Amis, famille, tous ces gens effrayés du vide qui naissait au fond de mes yeux.

Tu v
aux bien mieux.
A
rrête de le voir.
N
e lui parle plus. Oublie le.
C'est un
connard, pleure pas pour lui.
Prends
un autre amoureux.

Du vent, tout ça.
Du vent détestable. On se sent seulement un peu plus seule de n'être pas capable d'avoir seulement envie d'autre chose.
Bie
n sûr que je voulais aller mieux. Mais.. Avec lui.
Le
reste, aller bien sans lui? Non, mais vous rigolez? Aller mieux s'il n'est pas là..

Et la voix qui se brise.
Et
les yeux qui s'remplissent partout. Une prise de conscience lamentable : dans une école, on ne sait se cacher nulle part pour chialer de toutes ses forces. Alors, je me retiens tant que je peux, et je m'éffondre dans les bras de parfaits idiots.

Mais la pire d
e toutes ces petites phrases : " Tu l'oublieras, ne t'en fais pas."

Oh, mais s
i, je m'en faisais.
Parce q
u'oublier.. Quelle idée.
Ou
blier ses yeux dans les miens?
Oublier la plus jolie
partie de ma vie.. Pourquoi?
Pour du vide.


C'
est plus tard qu'on se rend compte..
Que si c'est fini, ce n'est pas pour rien.

Les
seules images que je rêvais de chasser, c'était moi qui m'accroche à sa main, qui le supplie de ne pas partir.
Moi qui l'
implore. Moi qui promet, d'être une autre si ça me permet de le garder. De me mettre plus nue encore que ce qu'il a déjà vu.
De fai
re l'amour, et tant pis si je n'en ai pas envie, tant pis si mes lèvres ne lui suffisent plus.
T
ant pis si je n'avais que 15 ans. Je me mettais déjà à genoux, alors, pourquoi pas ? S'il continuait de me caresser les cheveux..

Mai
s les souvenirs, les bons, les merveilleux, je ne voulais que les garder.
Nos ri
res.
Même si y repenser m'arrachait des larmes.
Nos c
oups de téléphone.
Même si mon téléphone silencieux me broyait en deux.
Nos en
droits préférés.
Même si me souvenir de tout ça me retournait le ventre.

C'est
si dur d'accepter d'oublier.
Parce qu'oublier..
C'est
renoncer.

Aux dernie
rs morceaux d'espoir qui s'accrochent du plus fort qu'ils peuvent.
Aux étoi
les qu'on sait briller au fond de ses yeux à lui quand il sourit. Et qu'est ce que ça peut faire que les autres se marrent quand j'en parle? Je les voyais moi.
A son odeur,
à s'enrouler dans son vieux pull, à regarder nos photos.

Oublier, c'est arrach
er nos souvenirs des murs, oublier c'est en embrasser d'autres sans rechercher son goût à lui. C'est se dire que c'est fini, vraiment fini.
C'est découvrir que sans ses photos au mur, le mur a l'air bien vide. Et qu'en fait, le plus vide, dans la pièce, c'est nous.

Alors, je me souviens.
Qu'i
l n'y à eu personne pour m'aider à ça.
Que l'amour, ç
a vient, ça s'intalle, ça broye et à la fin, ça s'en va.
Doucement, douloureusement.
On lui e
n veut, à ce con, à ce salopard qu'on voudrait voir mort mais à qui on passe tous les caprices.
On lui en veut, à celui q
ui nous fait jurer de ne jamais l'oublier. On lui en veut de sa jalousie. On lui en veut de venir nous chercher devant l'école, de remettre notre blouse correctement, pour pas qu'un autre ait envie de toucher ce qui lui appartient. On lui en veut de nous surveiller.
Mais on crève tellement quand il s'arrête. Qu'il nous dit, que putain, il est amoureux! Et que nous deux, c'était bien, mais ça fait longtemps. Qu'il faut plus pleurer, que c'est la vie.

Puis, je me souviens d'un jour..
J
e me suis levée, un peu plus facilement, j'ai souri juste un tout petit peu plus sincèrement.
Et que ce jour là, il a tout gâché avec un peu de cruauté.
A partir de ce moment là, je lui en ai juste voulu. J'ai encore beaucoup pleuré. Mais ça n'était plus pareil..

Un déclic.

Les
mois ont passé.
*Il a pris
sa place, doucement.
Tellement d
oucement que je ne m'en suis pas rendue compte facilement..
J'aimais à nouveau me
lever le matin, ça aurait du me mettre la puce à l'oreille.

J'ai arrêté d
e pleurer tous les jours, arrêté d'avoir besoin de le voir, craint les rares fois ou ça arrivait malgré nous.
Cette sale sensation de coeur qui s'emballe, de mains qui deviennent moites, et de souvenirs qui prennent à la gorge. J'ai craqué quelques fois, je lui ai hurlé dessus. J'ai pleuré dans ses bras. Je l'ai embrassé trop souvent, quand il profitait de ma faiblesse. J'ai appris à ne plus en souffrit. D'avoir ses lèves un soir, et plus rien le lendemain matin.

Et ça m'est passé
..
Il
ne m'aura volé qu'une année de sourires.

Là, ça
fait 4 ans qu'il est partit.
Trois ans
que je l'ai oublié.
Et deux et demi qu'u
n autre me rend bien plus heureuse.
Qu'il m'indiffère
au quotidien, mais qu'heureusement, parfois, j'arrive à m'en souvenir avec le sourire.
Que je
n'ai pas tout perdu. Puisqu'à présent, je sais qu'il est content que j'sois heureuse. Et que je lui souhaite un belle vie, moi aussi.


Alor
s, lui dire "oublie-le!", je ne le ferai pas.
B
ien sûr, c'est ce à quoi elle doit arriver, ou elle va mettre sa vie en parenthèses, bien sûr il faut qu'elle se décide, bien sûr.
Mais ça ne sert à rien de la convaincre.
Ca se passe à autre niveau.

Ca se débat dans son coeur.
Et c
ontre ça, y à rien d'autre à faire qu'attendre.


* Je sais plus si c'est ta voix qui m'donne la nausée au réveil, ou si c'est le gris au dessus des toits. *
[Rose]

# Posté le jeudi 03 mai 2007 11:29

Modifié le vendredi 27 juin 2008 10:30

[Il perd son temps.]

[Il perd son temps.]
...

On ne se par
le que depuis un mois, à peu près. Moi, je t'observe de loin depuis longtemps, avec mes potes qui tentent d'enfoncer le clou "elle est prise, tu perds ton temps."
Et c'est vrai que pour vaincre deux années avec quelqu'un, il faut être très fort. Quand je vois vous tous les deux, quand tu me montres vos photos, j'avoue que ça me secoue un peu trop. Je me prends à le haïr. Je ne le connais pourtant pas. Mais malgré ça, quand je te vois sourire rien que parce qu'il t'envoie un sms, je me dis que ça serait infâme de tout gâcher. Et de toutes façons, je ne suis pas certain d'en être capable un jour.
Je t'observais de loin, et tu es entrée dans ma vie. Ou je t'ai fait entrer dans ma vie? Je ne sais pas.
J'
ai mis deux mois à oser t'ajouter à mes contacts msn. Et la première fois qu'on s'est parlé, ça a duré des heures. Moi qui ne sait que baratiner, je parle "vrai", et ça m'effraye.
Tu fai
s semblant de ne rien voir, pour ne pas me blesser? Ca me déchire, quand tu me dis "pas maintenant, il m'attend."
Il n
e pourrait pas se bouger ? Tu vois, je deviens directement.. Agressif.
A côté de
ça, tu m'apaises.
Q
uand le matin je te cherche des yeux, j'ai le coeur qui bat la chamade. Mais dès que je t'aperçois, il se calme. Je me sens bien, je me sens si bien. Je m'oublie quand tu es là.
Quand j
e te vois triste, te faire sourire.. Te faire sourire. Enfin, tu comprends.
A
mon avis, tu sais tout. De ce que je ressens. Et c'est pour ça que tu m'achèves, en me disant à quel point c'est lui et pas un autre qu'il te faut. Tu ne cherches pas à me blesser. Juste à me rapeller.
Je suis
capricieux, et tu me supportes. Je suis un gosse, un sale gosse, même. Pour un rien, je tire la gueule, et toi tu ne t'enfuis pas. Et tu as beau ne pas le dire comme ça, c'est parce que tu te reconnais, en moi. Tu ne le dis pas, mais je le sens.
Je le
sens trop bien quand d'un mot qui te contrarie, tu ne penses plus qu'à ça. Au détriment du reste.
Je
le sens trop bien, qu'on est un peu les mêmes, quand il se permet d'annuler un rendez-vous, parce qu'il avait oublié qu'il avait autre chose. Tes yeux se brouillent, mais quand il y à du monde, tu choisis la colère. Sur nous, pas sur lui.
J
e te connais sans que tu n'aies besoin de me raconter. On est un peu les mêmes, ou tu ne me supporterais pas.
Je s
uis ingérable, inssuportable, changeant. Qui supporterait ça mieux que quelqu'un qui comprend toutes ces sensations pour les vivre au quotidien?
Tu vois, c'est pour ça que je m'accroche.
Pour ê
tre un jour celui qui n'annulera jamais rien. Pour être un jour celui qui ne supportera pas ceux qui tenteront de t'accaparer. Pour être un jour celui qui te rendra folle avec ses conneries. J'ai envie d'être là pour toi. Pour te faire sourire, mais aussi pour te mettre hors de toi. J'ai envie d'être la quand tu vas bien, quand tu vas mal, quand je t'en veux, quand tu m'exaspères. J'ai envie d'être là tout le temps.

Tu ne
me donnes que quelques minutes par jour. Quelques autres derrière un ordinateur. Je suis docile. Je prends ce que tu me donnes. Et quand tu me parles de lui, je me tais. Parfois, je cède à ma rancoeur, et j'essaye de semer le doute dans ton esprit.

Et je te
hais, et je t'admire en même temps, de me répondre que tu as confiance en lui, et que rien de ce que je pourrais dire..
Tu l'aimes et ça se voit. Tu l'aimes et c'est ancré. Je ne devrais pas m'accrocher, je le sais.

Je
ne devrais pas.
Mais y à ce truc qui résonne en moi.
Pour une f
ois.. Pour une fois que je m'accroche. Pour une fois que je m'attache..
Pour une fois.
Quitte à souffrir au final, tant pis. Je prendrai ce que tu es prête à m'offrir. Et qu'importe si je ne peux même pas prétendre à la place d'ami. Je serai celui qui t'écoute.
Parce que j
e ne perds pas espoir. Même si tes yeux brillent quand tu parles de lui.
La vie m'a appris que tout change un jour.

J
'perds mon temps.
Mais si..


...
.

# Posté le vendredi 20 avril 2007 08:56

Modifié le samedi 29 mars 2008 08:56

L'envie

L'envie
[ De l'indulgence, s'il vous plait, c'est la première fois que je tente d'écrire un texte à connotation érotique ;) ]

Il joue avec ses yeux depuis qu'elle le connait. Il joue avec elle.
Il l'a suiv
ie des yeux dès qu'il l'a aperçue au loin, la toute première fois.
Cela ne fai
t que quelques semaines qu'ils se connaissent. Et encore, tellement peu..

Son regard est désarmant.
C'e
st un regard qui la fait se sentir nue.
Elle est surprise de découvrir qu'elle aime cette sensation.
El
le rêve à lui un peu trop souvent pour qu'il ne se passe jamais rien. Elle dément quand on murmure sous leur passage. Elle dément, et elle se ment.

Elle n'
a qu'une envie quand elle croise son regard, son regard si fort.
Le sentir par
courir chaque centimètre de sa peau, qui est en émoi à cette simple pensée.
El
le croise son regard. Baisse les yeux, se sent rougir. Et lui sourit.

Elle sait l'effet qu'elle a sur lui.
Elle savoure
son entrée dans chaque pièce, car elle sait trop bien qu'il ne cherche qu'elle.
Son regard se promène dans chaque recoin, rapidement. Il ne se pose que sur elle. Il se pose et s'attarde. Ne cherche pas à dissimuler son envie.. Parfois, par jeu, elle le rapelle à l'ordre. Petite tape sur la tête. Une chance en plus de l'effleurer..

Elle crève d'
envie.
Elle est l'envie.
Q
u'est ce qui la retient? Rien, puisqu'elle est seule depuis plusieurs mois.
Rien puisqu'il est libre comme l'air.
Il ne
s'attache jamais. Bien sûr, elle connaît sa réputation de charmeur, et sait les larmes qu'il sème sur son passage.
Elle sait tout ça, et
ça n'est pas cela qui la retient. Elle ne l'aime pas, et n'a rien à perdre à se coller contre son corps..
Ca n'est pas ça.

C'est ce
besoin. De se sentir unique, irremplaçable.
Elle est
une perle, et veut qu'il le sache. Ce n'est peut-être pas "bien", mais son rêve est qu'il s'attache à elle plus qu'à personne.
Qu
'il ne vive que pour elle, ne respire que pour ses soupirs, ne tremble qu'entre ses mains.

Elle
, elle ne s'attachera pas.
Elle jouera, pour une fois.
Elle prendra tout ce qu'il y a à prendre. Et qu'importe si elle ne lui donne rien..

Une fois de plus, tous l
es deux assis l'un près de l'autre.
Une fois de plus, leurs visages se touchent presque quand ils se parlent.
Elle respire son souffle, doucement. Ne pas qu'il remarque l'état dans le quel elle se trouve déjà..
Il ne la quitte pas des yeux, et la mange du regard.
Elle le sent, et ça lui plaît.

Ils ont prévu de passer leur soirée ensemble.
Elle le laisse, trouve un prétexte stupide pour l'abandonner, pour lui imposer une attente supplémentaire, pour qu'il ait tout le temps d'imaginer comment il la déshabillera le soir venu.
Quand elle deviendra sa perle.
Pour le rassurer, elle pose ses lèvres juste sous son oreille.
Son ventre se tord quand elle le sent frissonner.

L'après midi complète, elle y pense.
Encore et encore.
Il n'aura qu'à l'effleurer pour qu'elle fonde.
Il n'aura qu'à la toucher pour qu'elle lui appartienne.

Elle détaille son corps. Imagine sa chaleur contre le sien. Imagine les envies qui lui viendront.
Se demande si elle sera seulement capable d'en réfréner une seule.
Cet homme lui plaît. Cet homme l'excite, même. Et c'est bien là ce qui lui fait peur. Auparavant, elle n'a jamais eu envie que d'hommes qu'elle aimait. Jamais
l'idée d'aimer l'odeur d'un étranger à son coeur ne lui aurait parue possible.

....


Il ouvre la porte.
Parce que tout se passera chez lui.
Parce qu'ils savent.


Elle fond sur lui, en le voyant si grand, si fort en face d'elle.
A peine elle touche ses lèvres, qu'elle veut ses mains, qu'elle veut sa peau nue.
Ca ne lui ressemble pas, cet empressement.
Ca ne lui ressemble pas, cette envie de glisser le long de son corps, de se laisser tomber à genoux..
Elle aime tant l'amour, elle aime tant les jeux de l'amour quand elle aime. Mais dans ses souvenirs, chaque fois qu'elle s'est embarquée dans une histoire sans sentiments, tout n'était que baise, rapidité, froideur.
Ici, aussi empressée qu'elle soit, elle veut sentir cet homme trembler.

Et sous ses caresses, elle se prend à adorer l'écouter respirer.
Sous ses lèvres, elle sent le plaisir qu'il ressent. Il ne la touche pourtant pas.
Le
long de son ventre, plus bas, toujours plus bas, à mesure que ses lèvres parcourent ce corps,le ventre de l'homme qu'elle tient toujours par les yeux commence à se contracter.
Et voilà, qu'accroupie devant lui, elle donne à cet homme ce qu'elle n'a jamais donné qu'à ses amours.
Leurs y
eux se cherchent. Leurs yeux s'accrochent.
El
le toujours si timide, elle qui a toujours fermé les yeux dans ces moments là se sent vaciller à voir le regard qu'elle fixe se troubler.

...


Elle se relève, l
'entraîne dans la chambre qu'elle trouve d'instinct.
Il s'allonge, et son sourire l'appelle. Il s'allonge et son corps est si beau qu'elle n'a plus qu'une envie.
Qu'il
soit en elle, encore, encore, toujours. Qu'il entre en elle et n'en ressorte jamais. Elle veut aller au bout, au bout d'elle même, au bout d'eux mêmes.
Elle se couc
he à coté de lui. Elle ne tiendra pas les reines, pas cette fois. Elle veut se sentir petite et frêle, elle veut pouvoir lui morde la nuque sous ses coups de reins..
Elle veut lui appartenir et n'être rien.

Il lit
tout ça dans son regard.
L
a regarde longuement, jusqu'à ce qu'elle le supplie, jusqu'à ce qu'elle l'implore.
Et c'est tendre, et c'est fort, quand il se perd en elle. Et qu'il lui murmure à l'oreille que la voir chaque jour sans avoir le droit de lui faire l'amour est une torture..

Elle se sent perle entre ses doigts, elle se sent perle quand il jouit en elle, et s'affaise sur son corps.
Elle se sent irrem
plaçable quand il reste allongé sur elle, en ne cherchant pas à fuir, pas à s'éloigner.

Et pour la toute première fois qu'elle n'aime pas celui qui lui fait l'amour, en se levant pour gagner la salle de bains, elle n'est pas un peu dégoutée de le sentir couler entre ses cuisses.

Elle le re
garde encore.
Il
est beau,
Mais elle s'en va.
Il po
urrait l'aimer,
Mais elle s'en va.

Elle n'est pas prête à ça.

Elle pren
dra tout ce qu'elle peut.
Elle ne donnera que son corps,
Et plus tard, ils verront
.

# Posté le samedi 14 avril 2007 06:28

Modifié le samedi 29 mars 2008 08:56