De fait ,

De fait ,
C'est un fait, je préfère, et de loin, le monde du travail à celui des études.

Il a un goût tellement plus réel.
J'y sens les enjeux. J'en vois l'intêret.
Pas que je ne comprenne pas celui d'apprendre. Mais j'aime apprendre seule, par moi même, des choses qui me captivent, sans m'encombrer de ce qui m'indiffère.

On a une vie, une seule, et elle est courte. Très courte. Je suis déjà en âge de signer des contrats. Il y à quelques années qui me paraissent quelques jours, je croyais que tout cela n'arriverait jamais.
Petite, j'avais une certitude : je mourrais avant mes dix huit ans. C'était si loin.
J'en ai à présent 19 bien sonnés, je suis toujours en vie, et je n'aime toujours pas l'école.
Ma vie passera à une vitesse effroyable. Et quand je suis sur un banc d'école, à étudier une matière qui ne me parle pas, je ne peux pas m'empêcher de penser que je suis en train de perdre mon temps.

Aujourd'hui, sincèrement, au boulot, l'ambiance était merdique. Les clients chiants. Il faisait mauvais. Et trop chaud dans le bureau.
Mais rien à faire, ça reste toujours mieux qu'une journée de cours.

J'ai beau tourner ça dans tous les sens, ma meilleure journée de cours n'égalera pas une piètre journée de travail.


Mais.
On vit dans un monde ou s'il l'on est pas surdiplômé, on ne peut prétendre qu'à des boulots sous payés.
Ici, je gagne de l'or en barre, mais uniquement parce que j'ai tous les avantages liés à ma condition étudiante. Sans ça, je n'aurais même pas pu postuler pour mon job d'été. C'est dingue, non? J'en suis tout à fait capable, c'est un travail simple, mais.. Sans diplôme, on y a pas accès.
Pourtant, on vit aussi dans un monde ou ces mêmes personnes surdiplômées ne sont pas sûres de trouver un emploi. Qui dit diplôme dit meilleure paye.

Et moi..

Je rêve d'un monde ou l'on aurait accès aux emplois que l'on mérite, et non pas sur base de notre capacité à emmagasinner un baratin universitaire pendant au mieux 4 ans, mais sur celle plus logique et plus saine à pouvoir travailler correctement.


C'était mon coup de gueule du jour. ;)

# Posté le lundi 13 août 2007 12:26

Modifié le vendredi 11 janvier 2008 05:41

Réinvente moi.

Réinvente moi.

Texte de 2003, cette fois.
En plein chagrin d'amOur ^^.
Le seul, jusqu'à ce jour, et j'en frissonne encore quand j'y repense.
14 ans, toute la douleur du monde dans les dents.



Réinvente mOi l'espOir rien qu'un sOir.
RacOnte mOi des histOires parce que j'ai perdu la lumière et je suis plOngée dans le nOir.
A fOrce de trOp crOire à tOut, je me suis pris un tas de cOup dans les yeux.
Il se sOnt abimés, mais je te jure qu'en dessOus du nOir qui a cOulé,
ils sOnt tOujOurs aussi jOlis..
Les mOrsures dans le coeur que je faisais semblant de pas vOir et qui me grignOtaient petit à petit, c'était rien, c'était rien je disais. Je t'avais, alors. Et les quelques mOments de bOnheur envOlaient toutes mes rancOeurs.
C'était tellement rien.
Après tOus ces rien, mOi je vOis plus très clair aujOurd'hui.
Rends mOi juste un peu de tOn espOir. Le mien, tu te sOuviens? T'avais prOfité que je vOyais plus très bien pOur me le vOler tOut entier.
Et c'est ce dOnt j'ai le plus besOin.
Prête mOi tes dernières illusiOns, prOmis je te les rendrai tOutes prOpres. Je les veux juste le temps de me frOtter à elles. Juste pOur aller mieux.
Laisse mOi rêver ta vie, cOmme avant et me remettre sur tes pieds.
Mes yeux à hauteur des tiens, c'est là qu'il est mOn espOir. C'est de là qu'il me disait je t'aime.
Fais mOi crOire, un sOir que tu m'aimes encOre.
Je supporte plus d'être dans le nOir..

AtOnetOile.

# Posté le dimanche 12 août 2007 11:20

Modifié le vendredi 11 janvier 2008 05:41

Princesse.

Princesse.
[ Petit texte écrit en 2005 ]



Princesse... Princesse... Princesse...Ce mot qu'on me le dit encore si souvent.
Comme
une marque d'affection, ou d'amitié, je ne sais pas au juste. Une simple marque..

Princesse... Princesse... Princesse...

Les voix qui murm
urent ce mot à mon oreille ne sont pas les bonnes. Tout ce qu'elles font, c'est me ramener aux sOuvenirs. A chaque fois.
A ce grand con, que
j'aimais tellement.

Princesse... Princesse.. Princesse...

Quand il pa
rlait tout bas, et que ce mot lui échappait, il m'embrassait tout de suite, pour pas que j'ai le temps de rougir.

Princesse... Princesse... Princesse..

Sa langue f
rôlant la mienne, il promenait ses mains sur tout mon corps, au dessus du tissu, je frissonnais de la tête aux pieds, pendant qu'il me répétait comme une litanie :

Ma Princesse... Ma Princesse... Ma Princesse..

Ses doigts passaient doucement sous mes vêtements d'été, si légers mais encore de trop, et il caressait lentement ma peau, son souffle chaud se perdant dans le creux de ma nuque.

Ma Princesse... Je t'aime... Ma Princesse...

Je le senta
is devenir roc contre moi, à mesure que ses mots cognaient mon c½ur, toujours plus fort. J'en attrapais mal au bide, d'un mal que j'aurais échangé pour rien au monde.
D'un mal qui rend fou
. Qui fait tomber toutes les barrières de la timidité et de la pudeur.

Ma Princesse... Je t'aime... J'ai envie de toi...

Et on basculait da
ns son lit, tous les deux, son lit juste assez grand pour qu'on y tienne sans que ses pieds ne dépassent. J'avais toujours pas dit un mot, depuis le premier « princesse » qui avait passé ses lèvres, mes mains parlaient pour moi.
Je savai
s que nous deux, ça durerait pas, c'était trop de passion d'un coup, trop de cris, de bonheur, de larmes. Un mélange explosif qui allait m'abîmer très vite, et le lasser encore plus tôt.
Al
ors, je fermais les yeux pour savourer, puis je les ouvrais bien grand pour photographier la magie et la garder en moi longtemps, longtemps.
C
es yeux qui se plissaient...c'est l'image que j'aime le plus..

Ma Princesse...

Quand finaleme
nt on se retrouvait nus l'un contre l'autre, ça me frappait, la vie qui tambourinait jusque dans mes tempes et qui soulevait son torse trop mince à chaque battement.
Nus et moites, encore t
out essoufflés, c'est là que je lui disais que je l'aimais et que je l'oublierais jamais. Puisque je savais...

Ma Princesse, dors, Ma Princesse...

Et le reste auto
ur de moi s'écroulait. Y avait plus que lui, et ça c' était tellement bon que parfois, je me disait que c'était pas possible, que d'une minute à l'autre, j'allais mourir, ou que tout allait s'arrêter quand j'ouvrirais les yeux, seule au fond de mon lit..
Quelqu
es semaines plus tard, je me suis réveillée au fOnd de mOn lit. Je suis mOrte un peu, pendant trOp lOngtemps, mais j'ai fini par me relever. Y à plus qu'une chOse : Je n'arrive plus à suppOrter ces mOts là.. "Princesse" me dOnne tOujOurs envie d'hurler.. Je n'avais pas 15 ans. Il n'avait pas le drOit. Même si je lui avait donné..


By atOnetOile.
08/06/05.


Tu sOuris
Moi le chat
Qui te rit
Dans les yeux.

Tu sOuris
Moi le chat
Qui t'Oublie
Déjà.

# Posté le mardi 07 août 2007 05:30

Modifié le vendredi 11 janvier 2008 05:41

L'ivresse.

L'ivresse.

;;;;;;;;

L'envie d'écrire, elle te prend là.
Là ou ça bat, là ou ça tremble.
Et on ne peut pas aller contre. Il n'y à rien à faire. Tout s'éclaire. Tout s'arrête.
L'envie d'écrire, c'est tellement, tellement.. Etre là et être ailleurs. Etre là mais ne plus l'être pour personne.
Une transe. Pas celle qui vous révulse les yeux, juste celle qui vous fait décoller. Qui envole vos angoisses, vos soucis.
Mais aussi tout ce qui est beau et important autour de nous.
On combat les maux par les mots. On y enferme le trop beau. On y emprisonne l'émotion. Les souffles de vie. Les larmes. Les cris. Les rêves. L'envie.
Les mots..
Ils nous prennent, ou ne nous touchent jamais.
S'ils nous touchent un jour, on est foutus.
Perdus.

Une phrase nous fera pleurer.
Une autre trembler.

Mais elles ne nous laisseront plus jamais insensibles.

J'me vois marcher avec une amie. Tenter de me concentrer sur notre conversation, alors que je n'ai qu'une idée en tête, écrire, écrire, écrire. Ca m'est venu comme ça. Les quelques mots d'une histoire. Ils ne sont pas la vie, la vraie vie. Mais ils m'ont choisi. Les phrases s'enchaînent les unes aux autres pendant quelques minutes. Tout semble si limpide. Mais l'écriture exige. Et ne transige pas. C'est maintenant, tout de suite. Ou jamais.

J'me vois rentrer tant de fois, en courant presque.
Vite retrouver mon clavier. Ne pas perdre mes idées. Et taper, taper. Voir l'heure filer dangereusement, voir la nuit descendre. Et mon texte s'achever. Les savoir dans la vraie vie, moi ici. N'en être pas déçue. Je ne l'ai pas choisi. Et c'est ma vie.

Je ne sais plus qui est la personne qui a dit : "les deux angoisses de l'écriture sont : n'avoir rien à dire et n'avoir jamais fini de dire."
Je n'ai jamais rien lu d'aussi vrai.

L'écriture me fait parfois penser un peu d'autisme.
Se couper du monde. Ne plus vouloir personne. Et laisser "quelque chose" nous emporter.
Je connais mes premiers mots. Jamais les derniers. Je les découvre à mesure que je les couche sur le papier. C'est quelque chose de plus fort que moi. C'est quelque chose qui est là, toujours. Qui ne s'exprime que parfois. Ces rares fois ou.. "ça" se produit, je suis tellement fière du résultat. Je me sens grande, j'ai confiance. Les milliers d'autres fois ou je ne suis pas satisfaite.. Les milliers d'autres fois ou je suis seule devant le papier, ou "ça" n'est pas là.

Ces milliers de fois sont exposées ici.
Les quelques rares fois, sont rangées au fond d'un tiroir.
Et c'est peut-être absurde de garder le meilleur et de n'exposer que le moins bien.
Mais peut-être que j'ai trop d'égo pour supporter de voir critiquées ces quelques nouvelles qui m'ont volé des nuits, des jours.
Ma préferée, je l'ai écrite en classe. Le prof me l'a volée. En tout cas, c'est ce que je lui ai dit. Je l'ai traité de voleur. Avant de lui arracher les feuilles des mains et d'attérir chez mon proviseur consterné.
C'est marrant.. La seule fois ou vraiment, j'ai vécu quelque chose de grand en classe, j'ai gagné ma seule et unique retenue.

" Ce n'est pas en classe qu'il faut écrire."

Ah non? Ou dois-je écrire alors? Dans mon lit? Mais si à ce moment là, ça ne vient pas?
Il m'a proposé un deal. Pas de retenue, pas de texte. Si je tenais vraiment à le récuperer, j'acceptai de passer deux heures de retenue.

"Quand?"
" Sur le champ."
"Parfait."

Je suis partie terminer mon texte.
Ce proviseur adoré des années auparavant a à nouveau affiché cet air semi déçu-semi mauvais.
C'est ce jour là que j'ai définitivement cessé de le considérer. De le considérer tout court.
Il est le dernier à m'avoir déçue là bas. Bah. Je l'ai déçu aussi. Un partout.

Pour en revenir à ce texte.
Il est mon préferé, le plus beau à mes yeux.
Mais je suis totalement incapable de l'exposer.
Tellement peur..
De je ne sais pas.

M'être trompée.

Ecrire, c'est la seule chose qu'à ma connaissance, je fais bien.
Si mon amoureux était là, il me dirait en riant que c'est faux, que je fais aussi très bien l'amour.
Mais..

Si je me suis trompée?
Si je ne suis pas faite pour ça.
Non plus.. ?

....



[ Encore 5 jours. :/ ]

# Posté le vendredi 03 août 2007 06:59

Modifié le vendredi 11 janvier 2008 05:42

C'est...

C'est...

Parce qu'à la question posée par le dernier article de ce blog , ( :-) ) j'ai envie de répondre :

Parce que partir loin, sous le soleil, avec son homme, c'est..

se couper du quotidien, être loin, et l'être à deux, c'est aller au resto deux fois par jour, et manger des crèpes, c'est boire un verre le soir, vue sur mer, bronzer au soleil, l'embrasser sur la plage, dans la piscine, se promener sans but précis, avoir le temps, vraiment tout le temps de se raconter des détails, des futilités, ou des choses importantes, c'est n'avoir aucune parcelle de quotidien qui vienne s'immiscer entre nos essuies, pouvoir se promener jusqu'à minuit avec presque rien sur le dos, en ayant jamais froid, se dire qu'on est heureux, qu'on est bien là, et qu'on aimerait arrêter le temps, c'est faire l'amour sans se soucier une seule seconde que quelqu'un nous entende, n'avoir que nous. C'est comparer nos bronzages quand je sais que c'est perdu d'avance. C'est s'étonner qu'une semaine soit déjà passée. Faire du shopping, ramener des souvenirs inutiles, mais des souvenirs, des tas de souvenirs, des photos, de nous, encore nous, et parfois la Mer.. C'est se poser dans le sable, regarder les nuages, et s'amuser à les décrire. C'est n'avoir peur de rien.
C'est une bouffée d'air frais. Une bulle de souvenirs. C'est un morceau d'ailleurs. Au goût de bonheur. Que rien ne vient troubler. A part peut-être, l'idée du retour.

Parce que partir en amoureux, c'est prendre conscience qu'on est réellement bien, les yeux dans les yeux. Et pas seulement quelques heures par ci, par là. Mais aussi des journées entières qui se suivent. C'est le regarder et le trouver beau. En rougir, bêtement. C'est savourer les moments ou on ne dit rien. Ou on est juste.. là.

C'est se dire qu'on est heureux.
Emmerder les envieux.
C'est pouvoir dresser une liste de nouvelles premières fois. Et sous le soleil, s'il vous plaît..

C'est l'entendre me glisser à l'oreille qu'il a passé une semaine merveilleuse. Et que c'est.. ma faute à moi.

C'est se couper de tout le reste. Et c'est vraiment bon. Ne pas prendre même un seul appel, parce que.. ça écoulerait tout notre crédit. Hum. L'excuse. Hum. Bonheur.





* J'ai jamais aimé comme ça, avant,.
Moi non plus. *

# Posté le mercredi 01 août 2007 07:38

Modifié le vendredi 11 janvier 2008 05:42