Avec de "si", on mettrait Paris en bouteille.

 Avec de "si", on mettrait Paris en bouteille.

J'ai si peur des promesses.

Et lui, des projets.


Alors on ne parle d'avenir que très vaguement. Ou d'avenir proche.
On ne se projette pas dans dix ans. Parfois dans un an, parfois dans deux.
Quand c'est deux, on parle en "si". Parce que le "si" n'existe pas. S'il n'existe pas, il ne promet pas, il ne projette pas.

Avant, ça me faisait mal de ne pas pouvoir m'imaginer avec lui dans le lointain.

Aujourd'hui, je crois, non je le sais, je préfère ne pas l'imaginer.
Laisser venir.
Puisque les mois passent et qu'on est toujours là. 32, déjà.

Je crois bien que j'en crèverais s'il me quittait.
Vraiment.
Mais je pense aussi que s'imaginer dans dix ans, et voir nos rêves s'effondrer en même temps que notre amour, ça doit encore ajouter à la souffrance.

Il y aura déjà les souvenirs; et le présent à effacer. Si l'avenir s'en mèle. Ca sera trop.
Il est tellement incertain.
Qui peut promettre sa vie aujourd'hui ?

Il y a aussi cette envie de pouvoir un jour croire aux promesses.
Evidemment, certains soirs, je voudrais fermer les yeux et rêver, simplement.
Mais une grande part de moi, celle qui supplante ma naïveté, se doute qu'il y a très peu de chance que ça nous arrive. Bon, je sais que certains couples qui ne se projettaient pas finalement durent toute la vie. Et peut-être que ça arrivera. Mais c'est loin d'être une certitude. Et je sais que le jour ou il s'en ira, je ne croirai plus aux je t'aime. Ni aux je ne veux pas te perdre. Je ne sais même pas si j'aurai encore foi à l'amour. Puisque l'amour, c'est nous, si nous disparait, l'amour aussi.

Je tiens à pouvoir croire la personne qui me dira "je veux passer ma vie avec toi."
Y croire totalement, n'avoir absolument aucun doute, aucune appréhension.

Je ne veux pas être privée de ça.


Et si c'est lui, peut-être que ça me plaira. Peut-être pas.
Et si ça n'est pas lui, ça me fera mal, au début. Un début qui durera des mois, peut-être des années.
Mais ça passera.

Et j'aurai encore cette naïveté si précieuse en moi, à offrir pour le reste de ma vie.

En attendant, je vais garder les si.
Parce qu'ils ne promettent, ni ne projettent.
Ils sont juste teintés d'espoir léger.

Pour le moment, c'est ce dont j'ai besoin. Ce qui me suffit.

....

Faire l'amour le plus silencieusement possible parce qu'on est pas seuls,
Se murmurer je t'aime pour que ces mots continuent à n'appartenir qu'à nous,
S'endormir l'un contre l'autre,
Se réveiller dans la même position..

Je l'aime.
Si vous saviez.
Le temps passe, et je l'aime toujours autant,
Si pas plus encore.

# Posté le samedi 03 novembre 2007 10:45

Modifié le vendredi 11 janvier 2008 05:35

Tes yeux sont à la hauteur de mes souvenirs.

Tes yeux sont à la hauteur de mes souvenirs.

Je pense encore à toi.


Et si l'on arrivait un jour à créer une drogue provoquant des hallucinations qui aurait ceci de particulier qu'elle nous permettrait de rencontrer à nouveau nos fantômes ?

Un mort
, un ancien amour, une amitié perdue, ces faux oubliés qu'on camoufle dans un coin de nos têtes ou l'on empile religieusement chaque mot échangé, chaque baiser, chaque souvenir.
Et les adieux. Avortés, ou si violents.

Plus loins dans la tête, plus loin du coeur ?

Peut-être, si je rêve, on utiliserait cette drogue comme une thérapie.
Un moyen
comme un autre de mettre enfin le passé bien à plat. Qu'il n'ait plus jamais l'occasion de faire des vagues, de se rappeler à nous. On sait trop bien les souvenirs qui tordent le coeur.
Un
moyen pour avancer sans regrets, sans peur, sans colère. Juste avec quelques sourires au fond des poches.

Pe
ut-être, cette drogue nous tuerait.
Nous mettan
t face à un passé que l'esprit à lui même choisi d'occulter pour toujours. Ou face à des fantômes plus dangeureux que le mien. De ceux dont la simple vue fait trembler.

Cet
te idée n'est pas la mienne.
Je
l'ai puisée dans un épisode des 4400. Episode visionné trois fois de suite.
Le coeur au bord des yeux.

Une q
uestion : Quel serait votre fanme ?
Est il mo
rt, ou vit-il quelque part, heureux, le meilleur vous même sous les pieds ?

J
e n'ai pas eu le temps de me poser la question.
J
'avais déjà la réponse.
Son image plantée dans mes yeux.
Lui, u
ne évidence.
De
celles qui vous froudroyent par leur netteté.

Combien de temps encore le restera-t-il?

Premi
er sentiment après ces images : La déception.
C
ette substance n'existe pas. Et elle n'existera jamais.
Si je
ressens un jour le besoin de mettre mon passé à plat, je devrai le faire avec lui, face à lui, son regard planté au fond du mien.
Et pas face à un fantôme ressucité depuis mes souvenirs.

Et
je me suis promis de ne jamais aller le rechercher.
Jamais.
me quand ça me brûle.
Même si c
ertains soir, ça me brûle encore bien trop fort.

Dans mes d
ents cette affreuse sensation d'envie et cette certitude qu'elle finira par devenir un besoin.

Me
retrouver face à lui. Seule avec lui.
Une parenthèse dans le temps.
Parler,
le regarder m'écouter, poser des questions. Crier, pleurer, hurler.

... Tuer ma colère.

Au fond, il n'est pas mort.
Je ne l'ai pas tué.

Je n'ai fait que l'enfermer tout au fond de moi, dans cet endroit dont je suis la seule à posséder la clé esperant qu'un jour il disparaisse.
Ma
is comment pourrait il un jour s'enfuir, si j'ai gardé la clé?

J'
attends toujours.
Et s'il ne partait jamais ?




Vidéo coup de coeur.
Ne restera pas sur l'article.
Profitez, et écoutez les autres :)

# Posté le mercredi 31 octobre 2007 09:57

Modifié le vendredi 11 janvier 2008 05:36

[ De] trOp.

Il m'embrasse..

Et ça passe.

:-)






# Posté le jeudi 18 octobre 2007 13:39

Modifié le vendredi 11 janvier 2008 05:37

Petite fille.

Petite fille.

J'avais 15 ans.

Un chagrin plus gros que moi me pesait sur le coeur. Des larmes lourdes me coulaient sur les joues, sans que je ne les sente même rouler. Ca a duré tellement longtemps, qu'un jour j'en ai même fait des photos. Qu'il a osé trouver belles.
Pures.

Qu'il ? Le responsable des larmes, bien sûr.
Le mauvais.
Le premier.
Celui qui restera probablement toujours un mystère.

C'est quand même.. Perturbant. Lui, il adorait les photos de la tristesse qu'il avait lui même provoquée.
Et, encore aujourd'hui, la photo que mon amoureux préfère, c'est une photo ou j'ai les larmes aux yeux. Larmes aux yeux de le voir si proche d'une autre, avant d'être enfin à moi.
Il n'a jamais su.. D'ou venait cet éclat au fond de mes yeux. Mais moi, si. D'une peur. D'une appartenance. Il a aimé la tristesse qu'il suscitait en moi, avant de m'aimer moi. Mais je m'égare..

Il m'avait dit, après avoir vu ces photos, dont il avait bien sûr exigé l'exclusivité, afin de les modifier à son gôut..
Que je n'avais jamais été si jolie.

Petite fille aux yeux bleus noyés.
Je lui en veux encore pour ses mots.
Je lui en veux encore pour toutes ses larmes.

Il passait les doigts sous mes yeux. Il se léchait les doigts, après.
Je n'y vois aujourd'hui qu'un peu de cruauté encore.
A ce moment là, j'imaginais je ne sais pas.. Qu'il devait m'aimer sacrément fort pour faire ce genre de choses.
Petite conne.
Il savourait juste..

Sa force.
Et ma faiblesse.


J'avais 16 ans, le coeur à l'envers, et un soupçon de force dont j'ai fait n'importe quoi.

J'ai tourné la tête d'un garçon, presque un homme, un "vieux". 18 ans, vous imaginez ?
6 mois ça a duré. Les allers-retours pour aller le voir là-bas..
" Je t'aime ". Il me le répetait si souvent. Je n'y ai jamais répondu. J'ai même ri, une fois.
Ma méchanceté comme unique bouclier.
Plus jamais je t'aime, plus jamais de sentiments, plus jamais mon coeur offert.
J'avais 15 ans,
et je n'y croyais plus.
Il avait réussi ça, avec son sourire, celui qui faisait briller ses yeux.
Bleus, bleus, bleus.
Bousillé l'espoir. Massacré le coeur. Effacé l'amour. Usé l'idéalisme. Tué une part de moi.
Et c'est ce garçon qui en a payé le prix. Il a eu la bétise de tomber amoureux de moi. Et moi la faiblesse d'en profiter. Ou le contraire. Pourquoi lui et pas un autre? Par facilité. Il habitait loin. Je pouvais être aussi salope que j'en avais envie.. A qui parlerait-il?

Mauvaise. Calculatrice. Méchante. Cruelle.

Besoin d'être la plus forte.

Je me souviens du jour ou il m'a dit d'une petite voix, dans l'oreille, tendrement :

" J'ai envie de faire l'amour avec toi."

Je me revois lui répondre que jamais, jamais je ne le ferais avec lui.
Pas la première fois. Je ne ferais ça qu'avec quelqu'un que j'aimerais sincèrement.

Un monstre,
Il avait fait de moi un petit monstre.

Je suis partie, au bout de 6 mois.
Ne pensez pas que j'ai fait ça par gentilesse, pour le laisser vivre enfin.
Non.

Juste parce qu'enfin..
Mon amoureux avait envie d'être avec moi.
Et qu'avant d'être avec lui, je voulais être libre, totalement.
J'étais sur un nuage. Peut-être enfin ma belle histoire?
Je ne me suis pas trompée, quelques mois plus tard, on s'est embrassés.
Depuis.. Il est tombé amoureux.

On est amoureux. Depuis presque trois ans. Une belle histoire. Pas de sale, pas de mal, pas de jeu cruel. De l'amour. Du tendre, du vrai. Je ne suis qu'à lui.

Le garçon , le "vieux" de 18 ans,
s'est pendu quelques mois plus tard.
Sa maman m'a confié son journal, il y à quelques mois.
Il parle de moi. Il y note tout ce qu'il ne comprend pas,
tout ce qui le brise, l'esquinte un peu plus chaque jour. Mon indifférence, et la tristesse qui l'emplit.

Mon premir chagrin d'amour avait fait de moi une fille dont je ne suis pas fière.
Une fille comme lui.
Qui prend et qui s'en va.
Un fille comme lui,
Qui ne donne rien, même contre de la tendresse, même contre de l'amour.

Je m'en suis voulue, pendant longtemps.
Puis j'ai réussi à me raisonner.
J'ai peut-être été l'élément déclencheur, mais..
Je ne suis pas responsable de sa mort.

Jamais je ne lui ai fait de promesses. Dure, cassante, froide. Dès le début.
Il est tombé, comme une fille.
Et mon erreur à été de l'enfoncer au lieu de le relever. De l'enfoncer, pour tenir debout, moi.
Petite fille égoïste. Inconsciente aussi.

J'ai été aussi dégueulasse que lui.
Et ce qu'il m'a fait ne m'excuse en rien.
Mais..
L'idée que la passion puisse transformer quelqu'un à ce point n'a pas cessé de me terrifier.

Si un jour..
Est ce qu'après la chagrin, après les cris, les larmes, la colère...
Je redeviendrai cette fille là?

# Posté le lundi 08 octobre 2007 11:25

Modifié le samedi 29 mars 2008 08:51

Au futur qu'on aura pas. [ Fiction. ]

Au futur qu'on aura pas.  [ Fiction. ]

Au futur qu'on aura pas.

A ses yeux qui ne se poseront plus sur moi. Plus comme avant, plus comme il y à encore quelques semaines. Qui resteront sans cet éclat particulier, celui qui m'appartenait quand je le touchais. Des yeux, des mots, des lèvres.

A ses mains qui ne toucheront plus les miennes. Plus exprès, plus tout le temps. Ses doigts qu'il gardera pour lui. Qu'il ira emmêler à ceux d'une autre, peut-être. Sûrement. Qui ne chercheront plus à me faire frémir, trembler, gémir. A leur chaleur qui ne me réchauffera plus.

Aux nuits d'amour qu'on ne vivra plus. Aux réveils calins qu'il réservera à une autre. Aux plus mauvais matins qui m'attendent. Quand ma première pensée sera inévitablement : "non.." en constatant que ma peau ne sent plus la sienne, que son parfum me brûle le coeur et les yeux. A son lit dont je ne bousillerai plus les lattes, une par une. A ses lèvres, à sa peau, à ses yeux.


Aux conneries qu'il ne me racontera plus. Au rire qui ne me sera plus jamais adressé, à moi, rien qu'à moi. Aux serments que je n'entendrai plus. Plus à toi, plus à moi, plus de nous. Plus ta main dans la mienne, plus ma vie qui se perd dans la tienne.


A mes larmes qui coulent sans interruption, qui couleront encore longtemps, qui viennent de si loin et qu'il ne sèchera pas. Plus.
A mes larmes qu'il ne verra même pas.

A nos souvenirs, à nos je t'aime, à nos j'ai envie de toi, de te toucher, te faire l'amour, mon coeur, mon amour, que toi, que toi, que nous, rien que nous,à nos paroles, à nos non-promesses, nos non-serments, notre amour, aux t'es beau, aux t'es si jolie, aux je ne peux pas me passer de toi, aux je ne veux pas te perdre, pas que ça s'arrête. A nos promesses déguisées. Promesses de rien, de rien du tout, puisque c'est fini? A la vie, la vie qui me vole tout, à ces années qui sont passées si vite, j'ai oublié de tout garder, empiler, consigner, écrire. j'ai oublié certaines choses, je perds déjà un peu de notre histoire.

Au coeur qui se tord. Aux yeux qui piquent tellement, tellement. A cette boule dans la gorge.
A ces pensées terribles qui me retournent. Lui, lui, lui. Partout, tout le temps. Avec une autre? Qu'il touche(ra), embrasse(ra).

Et merde, à celle à qui il fera l'amour. J'ai tellement envie de dire "baisera." Celle avec qui il ne ressentira rien.
Pas après moi. Pas après nous.

Elle me volera tout quand il la touchera. Elle m'effacera.

Nous, nous, nous.
On, on, on.

Ne plus le dire, le penser si fort. Redevenir une.
Plus d'armure, plus de soleil..

Au futur qu'on aura plus.

Au futur qu'on a jamais eu.

La vie savait.


[ FICTION.]


* Si tu tires un trait sur moi.. Je ne le supporterai pas. Alors.. Tue moi, tue moi, mon amour. Si tu t'en vas.. Mon amour. Sauve moi, tue moi.. Pour qu'enfin, je ne sente plus rien. *






# Posté le mercredi 19 septembre 2007 14:44

Modifié le vendredi 11 janvier 2008 05:39