[Texte d'il y a six mois ]

[Texte d'il y a six mois ]
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Il est peut-être temps que j'admette mes limites. Je peux écrire. Même si depuis un an les mots ne viennent plus d'eux mêmes. Terminé, les textes qui s'écrivent tous seuls. Terminée, l'inspiration (pour ce qu'elle valait, de toutes façons) qui me suivait partout. J'ai voulu me convaincre que j'étais capable d'écrire autre chose que du ressenti. Visiblement, ce n'est pas le cas. Quelque chose coince. Mes doigts me font un peu mal. Mes bras se contractent tous seuls, et je sens une frustration énorme monter doucement.

J'aimerais pouvoir ouvrir une page blanche et la remplir comme on enlève ses vêtements le soir. J'aimerais ressentir à nouveau ce sentiment d'accomplissement. Cette impression d'avoir déposé ce qui était trop pour moi. Je m'y essaie de moins en moins. Chaque fois, j'ai en tête les mots qui blessent. Je sais qu'ils sont rares. J'ai eu la chance, à 14 ans, d'ouvrir un blog qui a plu. Aussi futile que ça soit, me savoir lue quotidiennement par une cinquantaine de personne au début, avoir été jusqu'à mille certains jours, me donnait une assurance nouvelle. J'ai fini par penser que pour ça, j'étais douée. Les dissertations, ça a toujours été une vaste blague. C'était facile, simple et évident. Pour ce qui concerne les travaux scolaires, ça l'est resté. J'ai une facilité naturelle à manier les mots, à faire du vent, un courant d'air assez convaincant pour permettre d'effacer le fait que parfois, je n'ai rien à dire. Mais c'est sur moi, que ça ne marche plus. J'aimerais être plus que ça.

J'ai beau essayer de me diversifier, je n'y arrive pas. J'aimerais être capable d'écrire un texte qui fait plus de dix pages. Mais quelque chose me retient. Et pouvoir parler d'autre chose que de lui, de moi, de nous, de ressenti. Les sentiments sont et resteront le sujet le plus fort à exploiter. Mais parfois, je rêve d'autre chose. Je suis l'amoureuse transie qui vous décrit le bonheur d'un c½ur à c½ur, la fougue d'un corps à corps. Et dans mon sac, j'ai un chagrin d'amour plus grand que je ne l'étais moi même le jour ou l'amour est parti. Alors tout ça, c'est facile, c'est de l'imposture, un peu. J'ai l'amour, j'écris l'amour. Je fais l'amour, je l'écris ensuite. Avec les yeux qui brillent, et cette sensation au creux du ventre qui donne un sens à tout ça. Je n'écris que ce que je connais. Les sentiments, souvent. L'amour, presque toujours.

Et quand il s'en ira, qu'il partira loin de moi, je vous promets des larmes. Je toucherai la corde sensible. Parce que c'est facile, de décrire ce qui nous passionne, ce qui nous fait vivre.

Peut-être que tout redeviendra simple quand je me ferai à l'idée, définitivement, que les mots ne peuvent être qu'un passe temps. Qu'on peut les aimer, les adorer, et être douée pour ça, sans que ça n'implique rien de plus. J'ai presque 21 ans, et j'écris l'amour. Pas comme une pro, pas comme quelqu'un qu'on publie. J'ai la capacité de toucher quelques personnes, mais pas encore celle de m'en satisfaire.

Au fond de moi, je rêve encore d'un jour voir mon nom sur la couverture d'un roman. Mais moins fort, moins souvent.

Mais cette phrase. "Depuis tes 14 ans, ton écriture n'a changé en rien, il n'y a aucune évolution. A cet âge là, c'était admirable, à 20 ans, ça l'est beaucoup moins. Tu as simplement cessé de mettre des O majuscules partout, et tu as changé le nom du garçon. Ton public, c'est ça : les gamines de 14 ans, en manque de séries à la Dawson."





Il parait que pour être heureux, il faut connaître ses limites.

J'aimerais dépasser les miennes, ou reprendre confiance en ce que je possède, encore un peu.

# Posté le dimanche 23 août 2009 08:33

Je n'ai, je crois, plus rien à ne te donner.

Je n'ai, je crois, plus rien à ne te donner.
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J'ai envie d'avancer. J'ai envie d'avancer, à mon rythme, et de finalement te quitter. Sans plus jamais jeter un regard chargé de regret sur notre passé. Tu disais nous au futur, tu disais nous c'est pour la vie, mais t'es qu'un menteur, tout ce qu'il nous reste, c'est un avant, que je me prends encore trop souvent à regretter ou détester. On s'est aimés, on s'est adorés, et oui, si tu me le demandes encore une fois, je t'aime toujours pour toujours. Mais je ne veux plus t'aimer, je ne veux plus souffrir, l'envie de te voir s'efface doucement, douloureusement. Je vivrai sans toi, et je vivrai bien. Tu me connais, ça prendra du temps, énormément, mais je t'effacerai. Il restera des souvenirs à chérir, mais tu n'auras plus de place dans tout ce qui est à venir. J'oublierai ta voix, tes gestes et ton rire, j'apprendrai seule à me connaître. Nous deux aura compté, je t'aimerai toujours, mais souffrir, je n'en ai plus envie.

Tu as été mon meilleur ami, et j'ai tant voulu comprendre et sauver ce qu'il restait de nous. Comprendre, ça m'obsédait, je me fichais d'avoir mal, je voulais des réponses. Elles sont à ma porte, et je la laisse fermée, je ne veux pas savoir, je ne veux plus.
Tu as été mon plus grand confident. On a tout fait ensemble, et ne regrette rien d'autre que la façon dont tu nous a tué.




Tu reviens enfin, et je crois que cette fois, c'est moi qui ne veut plus de toi.

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# Posté le samedi 22 août 2009 07:57

Un (morceau) d'autoportrait.

Un (morceau) d'autoportrait.
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Parfois, ça me prend à la gorge. J'ai 20 ans, sur le papier. Le papier ose même dire que dans un mois et demi, j'en aurai 21. Ca me glace. J'ai peur et souvent, je me débats contre ça. Je fuis ce qui me semble trop adulte. Ma mère me dit souvent que je manque de maturité, et mon père que je suis encore petit dans ma tête. A 21 ans, ils étaient mariés. Mariés.. Ca me donne le tournis. Parfois, j'essaye d'imaginer. Je me vois présenter mon mec « mon mari », et ça m'apparaît d'un ridicule fini. Si je ferme les yeux, j'ai toujours les mêmes rêves. Je veux me marier, quand je serai grande. Faire passer l'amour avant tout, et la famille ensuite, aussi. Mais ces rêves ont le même goût qu'avant, ils sentent les « un jour », les « plus tard ». Je ne suis prête pour aucune de ces choses. J'aurai 21 ans le 30 mai. J'avais dit, à 18 ans, qu'on avait qu'à faire comme si la majorité était toujours fixée à 21 ans. Et trois années ont passé, comme ça, je n'ai rien pu faire contre. J'ai eu peur, mais ça n'a pas éloigné le danger. J'aurai 21 ans, et dans ma tête, j'en ai encore bien souvent 14. J'ai l'allure d'une adolescente, et si je me vexe parfois quand les vendeuses (plus jeunes que moi) me parlent comme à une enfant, je crois que ça me plaît. Les tests pourris des magazines, ceux des forums de psychologie me disent que je suis encore une enfant, souvent. Je suis toute fine. Aux visites médicales, on me demande souvent si je mange à ma faim, si j'ai des problèmes, et parfois, on ose la question de l'anorexie. J'ai des troubles alimentaires, mais pas celui là. J'ai en moi un Peter pan qui sommeille, mais il n'a pas pris toute la place. Je fais du 36, dans les boutiques qui taillent trop petit. Du 34 ailleurs. Ca accentue encore mon coté enfantin. Mais presque tout me va. Les complexes finissent par disparaître, puisque j'ose aussi les blouses amples. Je suis un peu perdue dedans, mais tant pis. Je sais que sous les tissus, il y à un corps qui vit, un corps qui jouit. Je ne ressens plus le besoin de tricher. Je plains sincèrement les filles mieux foutues que moi qui se pourrissent la vie. On voit mes côtes, on voit mes hanches, mes clavicules aussi. Mes seins tiennent dans les mains de mon amoureux, mais je m'en fous, parce que quand il les voit, il a envie de moi. Je me sens petite en taille, aussi. Pourtant, j'ai atteint la taille moyenne. 1m66. Mais pour moi, comme pour ceux qui m'ont connue à 13 ans, dans mes salopettes informes, je reste la « petite ». Et ça aussi, ça me va.

A l'âge ou pas mal de mes amis passent leur permis, je continue de le fuir. Ceux qui conduisent ce sont les grands. Je ne veux pas, pas encore, pas maintenant. Je préfère le siège passager, et fermer les yeux.

Je suis bourrée d'angoisses. En fait, je dois en avoir une, énorme, plus grande que moi. Je n'ai pas encore pu mettre le doigt dessus, et en attendant, elle prend les formes les plus variées. Il y a l'angoisse qui s'est installée il y à des années : la peur de vomir. C'est ridicule, et ça entraîne une quantité assez incroyable de questionnements, d'anticipations, de tremblements tard le soir. Je lutte, je me débats, et un jour j'en finirai avec ça. Il y a celles qui sont plus fugaces : la peur de mourir, la peur qu'un jour mes peurs s'en prennent à ce que je vis avec lui, la peur de finir seule, la peur des mains sales. Elles vont, elles viennent, changent de forme. Je m'y fais presque. Elles ne durent jamais bien longtemps. Je m'en veux souvent, parce que voilà, ma vie c'est ça : un amoureux que j'aime, qui m'aime, une histoire qui a maintenant plus de 4 ans et qui me rend heureuse, c'est aussi avoir trouvé enfin une école qui me plait, et m'y sentir assez bien pour travailler et – jusqu'à présent- réussir, c'est avoir retrouvé l'envie de me lier à certaines personnes, sans revenir toutefois à cette période un peu bête ou on croit qu'après deux jours, on est amis pour la vie, mais c'est aussi en avoir fini avec des complexes idiots. Je me sens jolie, la plupart du temps. Tout ça, c'est une vie qui va bien. A coté, j'ai des soucis, comme tout le monde, mais rien d'alarmant. A croire que j'aime me gâcher la vie, avec ces angoisses. Si elles n'étaient pas là, j'aurais tout ce qu'il faut pour être heureuse (et si ça aussi, ça me faisait peur ?).

Je suis aussi la fille qui trouve totalement absurde qu'on doive mourir, et qui est tétanisée à cette idée. Je suis la fille qui déambule en petite culotte dans sa chambre, qui se jette dans ses bras, et s'enroule autour de lui comme un paresseux, qui en appelle à sa force, à son coté posé, adulte et réfléchi. Je suis la pe
tite fille amoureuse. C'est mon coté tendre, c'est l'enfance, toujours. Quand il me ramène en voiture, alors qu'il n'a pas le permis, au fond, je me sens fière, j'aime qu'il soit plus grand que moi. Ses mains sur le volant m'apaisent. J'ai peur en voiture, avec lui, je suis en confiance, alors que voilà, il n'a pas l'expérience de la route. Quand il est là, je me fous des risques, je crois. Je suis en sécurité.

Je suis sa petite chose, je suis minuscule, j'ai besoin que sa peau recouvre la mienne, que sa voix m'apaise. Et plus que tout, j'ai besoin que son corps me désire, qu'il me fasse l'amour, tous les jours, je ne sais pas ce que je cherche dans le sexe, mais je ne peux plus m'en passer. Je suis la petite fille qui ne le voit jamais en dessous dépareillés.

Je suis la fille tactile, qui ne sait pas faire la part des choses. Mon premier amoureux était mon meilleur ami, ma première amoureuse, l'une de mes meilleures amies. Quand je vais chez elle, on a oublié les caresses, les je t'aime et ce qui fait la relation amoureuse. Mais on passe toujours notre temps serrées l'une contre l'autre. C'est tout, ou rien, et c'est toujours comme ça. L'Ex, le seul à avoir compté presque autant que l'amoureux, je l'ai jeté hors de ma vie. C'est tout, ou rien, de lui, je n'ai plus voulu les bras, la tendresse, l'odeur. Je suis comme ça. Et c'est comme ça pour tout.

Je suis une fille curieuse. Et spontanée, surtout. On me le dit souvent. Et j'aime l'entendre. Mes limites sont floues. Comme dit la chanson, une idée passe.. Et je la suis. Il parait que je fais passer des moments "inattendus" aux gens. Et que je suis impromptue.

On me croit naïve, à l'extrême, mais j'ai plutôt l'impression que c'est juste ma spontanéité qui donne cette impression. Rien d'autre. Parce que je suis plutôt cynique. Même si je lutte. Hier, j'ai vu en couverture d'un magasine "la génération G : gentille et généreuse". Ça m'a fait marrer.

J'ai des idées, et c'est la seule chose pour la quelle je comprenne qu'on puisse se battre. On me reproche parfois d'être butée, et c'est une erreur. Quand j'ai tort, je l'admets.

Je suis juste dégoûtée par ces gens qui sous le couvert d'une belle argumentation croient pouvoir justifier les pires idées qui soient. Je suis entière, et si ça pose parfois des problèmes, mo
i, j'adore ça. Je déteste ceux qui confondent comprendre et accepter. Accepter sans chercher à comprendre, c'est facile, et idiot. Je refuse de me cacher derrière des mots.

Quand je prends conscience qu'une de mes connaissances est raciste, vote extrême droite, ne tolère pas l'homosexualité, et j'en passe, je la dégage, je mets les voiles. Je n'ai plus envie de perdre mon temps, de m'entourer de poisons.

Si cette personne mime un singe en voyant un black sur un terrain de foot, qu'importe le reste de sa personnalité, à mes yeux, cette personne n'en vaut pas la peine, et je file sans aucuns regrets. Mieux vaut être seule, que mal accompagné.

Je suis incapable de comprendre ceux qui tolèrent la connerie, la bêtise. Je l'ai en horreur. Je sais, c'est mal, mais j'ai tendance à mépriser le manque d'intelligence. Plus jeune, je prenais en grippe les « bonnes élèves », qui a 16 ans devaient travailler chaque soir jusque 23 heures pour obtenir 70 pour cent. Ça aussi, c'est l'un de mes défauts. J'aime les gens brillants.

Je suis incapable de porter de l'intérêt à un homme qui ne me semble pas exceptionnel. Si un homme n'a rien à m'apprendre, il n'a rien à faire dans ma vie. Je suis intransigeante là dessus. J'ai rarement rencontré de personnes plus intelligentes que ne le sont mon meilleur ami et mon homme. Je suis tombée amoureuse de leur assurance, aussi.

Les hommes qui m'attirent sont des gars arrogants, et souvent des petits cons. Ils sont séduisants, mais surtout, ils ont une faille, quelque part, qu'ils cachent derrière leur charme. Un petit rien un peu ridicule, dépassé, un anachronisme. Ils peuvent être de vrais petits cons, comme je l'ai dit, mais curieusement, je suis attirée par les mecs bien. C'est une chance, je pense.

Pour les filles, c'est différent. Je recherche plus chez elles des qualités humaines. J'aime l'idée d'avoir une ou deux amies proches avec qui parler de sentiments, de ressentis. Et des copines, avec qui je peux être futile. Avec elles, je n'ai pas l'impression d'avoir des choses à prouver.


On a tendance à me traiter comme une petite chose précieuse,
Même si à mes yeux, je suis seulement fragile.

Je ne sais toujours pas ce qui viendra demain, et je rêve encore souvent à l'avant, mais je crois que je commence à aimer la vie au présent, aussi
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# Posté le vendredi 17 avril 2009 07:58

Je mets des peurs à me remettre.

Je mets des peurs à me remettre.
Mes nuits me partagent.

Les rêves les plus violents et les plus sexuels sont ceux que je passe dans les bras des filles. Ce sont eux qui me réveillent et me trouvent en sueur, entre plaisir et douleur. Le tout poussé au paroxysme. Les filles m'y font l'amour contre une porte, sur le capot d'une voiture, sur le sol d'une cuisine. Elles me forcent, et je ne me débats pas. Quand elles ne me font pas l'amour, elles se battent avec moi. Et je gagne. Ces rêves sont fort, et ils sont dérangeants. Au réveil, marcher me fait mal. Dans les yeux j'ai des larmes. Au coeur, des battements désordonnés. Et pourtant, ce n'est pas (plus?) ce que je recherche chez une fille. Je suis au clair avec moi même. Mon l'inconscient un peu moi, apparemment.

Les rêves les plus doux sont ceux que je passe contre des garçons. Ils me cajolent, me consolent et m'envellopent dans leurs bras. J'y croise l'Ex, et ceux qui ont compté, j'y croise des presque inconnus, et souvent, le joli garçon. Le meilleur ami est souvent présent, l'amoureux l'est toujours, même si parfois, je ne fais qu'y penser. Il est la présence rassurante, la certitude. Ces garçons ne me font pas mal, et pas l'amour non plus. Le joli garçon me tient les mains, et pose ses lèvres sur mes yeux avant de me dire que tout ira bien. Le meilleur ami me jure qu'il n'est jamais parti. L'amoureux m'embrasse le cou, et souvent, je danse avec lui, mais nos pieds ne touchent jamais le sol. L'ex m'assure ne me vouloir aucun mal. Les autres, et eux aussi, me caressent doucement, en me promettant que la vie est belle, et que je grandirai sans me faire mal.



Les filles blessent, les garçons caressent.

C'est comme ça, en moi. Entre mes draps et dans ma vie.

Je suis la petite chose frèle. Celle à qui l'on donne sa confiance, sans conditions. Celle qu'on croit incapable de bassesses, celles qu'on pense plus droite qu'elle ne le sera jamais. Je suis celle à protéger, cajoler, caresser. Je suis un petit oiseau, et on me croit précieuse.

Mais je suis aussi celle qui l'implore d'aller plus loin, plus fort. De me prendre à me faire hurler, de me faire mal. Parce que ça n'est jamais aussi bon que quand la douleur douce se mêle au plaisir. Le plus tendre, le plus doux, c'est l'amoureux.

J'apprends doucement à ne pas toujours demander : "et après?", parce que l'amoureux m'ancre dans le présent. Il me rapelle que la vie est belle, et qu'à trop rêver, je vais passer à coté. Je suis celle qui voudrait savoir ce qu'il se passera dans dix ans. Si ça sera aussi bien qu'il y a 5 ans. Il est mon pilier qui pense au présent. Un homme avec un je ne sais quoi qui me promet que ça en vaut la peine, et qu'après arrivera bientôt, et que bientôt, on s'aimera peut-être toujours.

Je suis celle qui sourit aux garçons, et se piquent aux filles trop lisses. Les filles sont des teignes, les conflits sont partout. La violence de ma vie, ce sont ces filles qui me l'apprennent. La douceur, je la puise au fond de bras puissant.

Je suis cette fille qui a tellement de peurs, qu'elle oublie souvent à quoi ça ressemble, d'être heureux plus de trois jours de suite. Cette fille qui voudrait fermer les yeux, rejoindre la main de l'amoureux, et flotter doucement. Le laisser l'emporter très loin, et oublier. Pendant qu'un joli garçon me rassure, que le meilleur ami vraiment parti revient et qu'un dernier promet qu'au réveil, les peurs seront parties, et qu'à la place, il y aura la vie.

# Posté le jeudi 05 mars 2009 09:33

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Parce que j'ai toujours cette même envie d'écrire. Parce qu'elle vient toujours avec le sourire, ou les larmes. Parce qu'elle est là à chaque instant de vie. Parce qu'elle m'avait quittée, quand j'étais un peu ailleurs. Parce que je suis revenue, et qu'elle m'a suivie.

Les mots ne viennent plus toujours aussi naturellement. J'ai l'impression d'avoir l'écriture moins fluide. J'ai eu besoin de partir loin d'ici, parce que les regards me génaient. Mais j'ai compris une chose essentielle : je me fous de qui tombera ici. Ce n'est plus important. J'ai grandi. Je ne sais pas si je posterai aussi souvent qu'avant. Je ne sais pas si j'en aurais autant besoin. Il y a d'autres endroits, plus privés. Il y a un peu plus de réalité dans mon monde, aussi. Mais il reste des rêves, et un goût d'inachevé.

Je suis là pour encore un bout de temps. Il faut juste que je réapprivoise cet endroit.

# Posté le dimanche 01 mars 2009 05:45

Modifié le lundi 02 mars 2009 11:59